Le roman d'un spahi (Google eBook)

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Calmann Lévy, 1896 - 360 pages
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User Review  - 67Daniel - LibraryThing

This edition is limited to one thousand numbered copies on hand-made paper. No. 175. With seven illustrations by Gaston Trilleau. Although I haven´t had the chance to read this novel yet, at first ... Read full review

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Popular passages

Page 213 - a pour lui « des aspects de non-vie, de monde fini ou pas encore créé ». Les paysages de Bretagne lui font l'effet de paysages primitifs, tels qu'ils étaient il ya trois mille ans. — Mais tout de suite, tandis qu'il songe à...
Page 345 - Il avait une soif ardente, et de petits mouvements convulsifs commençaient à agiter sa gorge. Souvent il avait vu mourir de ses camarades d'Afrique, et il connaissait ce signe lugubre de la fin, que le peuple appelle le hoquet de la mort.
Page 347 - Et, plus calme, souffrant moins, il s'affaissa de nouveau sur son lit de sable. Des souvenirs de son enfance revivaient maintenant en foule dans sa tête, avec une netteté étrange. Il entendait une vieille chanson du pays, avec laquelle jadis sa mère l'endormait, tout petit enfant dans son berceau ; et puis, tout à coup, la cloche de son village sonnait bruyamment, au milieu du désert, l'Angélus du soir. Alors, des larmes coulèrent sur ses joues bronzées ; ses prières d'autrefois lui revinrent...
Page 348 - Alors les larmes coulèrent sur ses joues bronzées ; ses prières d'autrefois lui revinrent à la mémoire, et lui, le pauvre soldat, se mit à prier avec une ferveur d'enfant ; il prit dans ses mains une médaille de la Vierge, attachée à son cou par sa mère ; il eut la force de la porter à ses lèvres, et l'embrassa avec un immense amour. Il pria de toute son âme cette Vierge des douleurs, que priait chaque soir pour lui sa mère naïve ; il était tout illuminé des illusions radieuses de...
Page 96 - Et toujours, pas un souffle dans l'air, pas un frémissement dans la nature accablée. Puis tout à coup une grande rafale terrible, un coup de fouet formidable couche les arbres, les herbes, les oiseaux, fait tourbillonner les vautours affolés, renverse tout sur son passage. C'est la tornade qui se déchaîne, tout tremble et s'ébranle ; la nature se tord sous la puissance effroyable du météore qui passe. Pendant vingt minutes environ, toutes les cataractes du ciel sont ouvertes sur la terre;...
Page 338 - Homère et qui restera obscur et ignoré, comme tant d'autres de ;ces combats lointains d'Afrique ! Ils firent des prodiges de valeur et de force, les pauvres spahis, dans leur défense suprême. — La lutte les enflammait, comme tous ceux qui sont courageux par nature et qui sont nés braves ; ils vendirent cher leur vie, ces hommes qui tous étaient jeunes, vigoureux et aguerris ! — Et dans quelques années, à Saint-Louis même, ils seront oubliés. — Qui redira encore leurs noms, — à...
Page 89 - De temps à autre, un cri d'oiseau de marais, au milieu du calme immense. De loin en loin, un baobab étend dans l'air immobile ses branches massives, comme un grand madrépore mort, un arbre de pierre, et la lune accuse avec une étonnante dureté de contours sa structure rigide de mastodonte, donnant à l'imagination l'impression de quelque chose d'inerte, de pétrifié et de froid.

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