Le foyer breton: contes et récits populaires, Volume 1 (Google eBook)

Front Cover
Michel Lévy frères, 1853 - Folklore
0 Reviews
  

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Selected pages

Common terms and phrases

Popular passages

Page 38 - Notre Père qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel, DONNEZ-NOUS AUJOURD'HUI NOTRE PAIN QUOTIDIEN, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il.
Page 165 - Eh bien, venez, Houarn, reprit la fée, et ne vous inquiétez plus de rien, car vous aurez tout ce qui pourra vous réjouir. Elle l'avait fait entrer dans une seconde salle tapissée de perles, où elle lui servit de huit espèces de vins, dans huit gobelets d'argent sculptés. Houarn but d'abord des huit vins, puis il les trouva si bons, qu'il en rebut huit fois de chacun, et, à chaque coup, il trouvait la groac'h plus belle. Celle-ci l'encourageait en lui disant qu'il ne devait point avoir peur...
Page 235 - Paris, c'est à dire l'égale d'Is. Elle était bâtie plus bas que la mer et défendue par des digues dont on ouvrait les portes à certains moments pour faire entrer et sortir les flots. La princesse Dahut, fille de Grallon, portait...
Page 178 - Tous deux chargèrent leurs poches, leurs ceintures, leurs chapeaux et jusqu'à leurs larges braies de Léon ; enfin, quand ils eurent pris tout ce qu'ils pouvaient porter, Bellah ordonna à son bâton de devenir une voiture ailée assez grande pour les conduire à Lanillis avec tous ceux qu'elle avait délivrés.
Page 237 - Mais la richesse les avait rendus vicieux et durs ; les mendiants étaient chassés do la ville comme des bêtes fauves : la seule église qu'il y eût dans la cité était si délaissée que le bedeau en avait perdu la clé ; les habitants passaient les journées et les nuits dans les auberges, les salles de spectacle, uniquement occupés à perdre leur âme. Dahut donnait l'exemple ; c'était jour et nuit des fêtes qui attiraient beaucoup de inonde.
Page 149 - Willierm retentissaient dans la nuit ainsi que des pas de géant ; mais rien ne l'épouvantait et il marchait toujours. En passant près du vieux manoir ruiné, il entendit la girouette qui lui disait : — Retourne, retourne, retourne! "Wilherm continua son chemin. Il arriva devant la cascade, et l'eau murmura : — Ne passe pas, ne passe pas, ne passe pas! Il posa son pied sur les pierres polies par la rivière et la traversa. Comme il atteignait un chêne vermoulu, le vent qui sifflait dans les...
Page 163 - C'était un palais de coquillage qui surpassait tout ce que l'on pouvait imaginer. On y arrivait par un escalier de cristal fait de telle manière que, lorsqu'on y posait le pied , chaque marche chantait comme un oiseau des bois ! Tout autour, on voyait d'immenses jardins où grandissaient des forêts de plantes marines et des pelouses d'algues vertes toutes parsemées de diamants au lieu de fleurs. La Groac'h était couchée dans la première salle, sur un lit d'or.
Page 242 - ... qui avait repris sa forme de démon, était occupé à ouvrir toutes les écluses, et la mer descendait déjà en cascade sur la ville. Saint Corentin dit à Grallon de fuir, et il s'élança vers le rivage ; son cheval traversa ainsi les rues poursuivi par les flots et toujours les pieds de derrière dans la vague. Quand il passa devant le palais de Dahut, celle-ci s'élança derrière son père; le cheval s'arrêta subitement et l'eau monta jusqu'aux genoux du roi ; il appela à son secours...
Page 200 - Tu sais sans doute que les korrigans du pays du blé blanc et de Cornouailles ont déclaré la guerre à notre race, parce qu'ils l'accusaient d'être favorable aux hommes ; nous avons été obligés de nous réfugier dans l'évêché de Léon, où nous nous sommes d'abord cachés sous différentes formes d'animaux. Depuis, nous avons continué à prendre ces formes, par habitude ou par fantaisie, et c'est une de ces transformations qui m'a donné l'occasion de te connaître.
Page 179 - Là, leurs bans furent publiés, et Houarn l'épousa, comme il le désirait depuis longtemps. Seulement, au lieu d'acheter une petite vache et un pourceau maigre, il acheta toutes les terres de la paroisse, et il y établit, comme fermiers, les gens qu'il avait emmenés de l'île du Lok.

Bibliographic information