Œuvres complètes: -6. Essai sur la vie et les ouvrages de'Helvetius. De l'esprit. 7.-12. De l'homme. 13. Le bonheur. Épître sur les arts. Épître sur le plaisir. Lettres relative au livre de "l'esprit." 14. Lettres de Voltaire a Helvetius. Pensées et reflexions (Google eBook)

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Didot, 1795 - Philosophy
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Page 269 - Rochefoucauld dit que l'amour-propre est le principe de toutes nos actions, combien l'ignorance de la vraie signification de ce mot : amour-propre ne souleva-t-elle pas de gens contre cet illustre auteur ? On prit l'amour-propre pour orgueil et vanité ; et l'on s'imagina en conséquence que M. de La Rochefoucauld plaçait dans le vice la source de toutes les vertus.
Page 191 - Si la nature, au lieu de mains et de doigts flexibles, eût terminé nos poignets par un pied de cheval, qui doute que les hommes sans arts, sans habitations, sans défense contre les animaux, tout occupés du soin de pourvoir à leur nourriture et d'éviter les bêtes féroces, ne fussent encore errants dans les forêts comme des troupeaux fugitifs (i)?
Page 178 - J'ai cru qu'on devait traiter la morale comme toutes les autres sciences, et faire une morale comme une physique expérimentale.
Page 74 - Le succès du livre d'Helvétius n'est pas étonnant : c'est un homme qui a dit le secret de tout le monde.
Page 273 - ... de nous faire roi, pape, ou empereur. On a donc une idée nette de ce mot de liberté, pris dans une signification commune. Il n'en est pas ainsi lorsqu'on applique ce mot de liberté à la volonté.
Page 276 - Locke l'a prouvé, nous sommes disciples des amis, des parents, des lectures, et enfin de tous les objets qui nous environnent, il faut que toutes nos pensées et nos volontés soient des effets immédiats, ou des suites nécessaires des impressions que nous avons reçues.
Page 35 - ... je puis dire également , je juge ou je sens que , de deux objets , l'un . que j'appelle toise , fait sur moi une impression différente de celui que j'appelle pied; que la couleur que je nomme rouge agit sur mes yeux différemment de celle que je nomme jaune; et j'en conclus qu'en pareil cas juger n'est jamais que sentir.
Page 209 - conclusion de ce que je viens de dire , c'est que » si tous les mots des diverses langues ne désignent » jamais que des objets , ou les rapports de ces objets » avec nous et entre eux ; tout l'esprit par consé...
Page 190 - L'une est la faculté de recevoir les impressions différentes que font sur nous les objets extérieurs : on la nomme sensibilité physique. L'autre est la faculté de conserver l'impression que ces objets ont faite sur nous ; on l'appelle mémoire; et la mémoire n'est autre chose qu'une lensation continuée, mais affoiblie. Ces facultés, que je regarde comme les causes productrices de nos pensées, et qui nous Sont communes avec le...
Page 272 - Ce n'est pas qu'on ne puisse se former une idée nette du mot de liberté, pris dans une signification commune. L'homme libre est l'homme qui n'est ni chargé de fers, ni détenu dans les prisons, ni intimidé, comme l'esclave, par la crainte des châtiments ; en ce sens, la liberté de l'homme consiste dans l'exercice libre de sa puissance : je dis, de sa puissance, parce...

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