J. Locke, sa vie et son oeuvre d'après des documents nouveaux (Google eBook)

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Germer-Baillière et cie, 1878 - 155 pages
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Page 77 - De toute cette vie, accidentée, multiple, la physionomie de l'homme se dégage assez nettement, à la fois mobile et calme, douce et vive. Point de morgue, rien de théâtral, pas la moindre affectation ni singularité : en toutes choses, une simplicité parfaite. En lui, tout avait ce caractère : ses traits purs, sa figure souffrante, mais ouverte et vraie, ses manières, son langage, toute sa personne, toutes ses habitudes
Page 110 - D'ailleurs, l'esprit le mieux préparé pour la vie n'est pas celui qui sait le plus de choses: « Le rôle du maître n'est pas tant d'apprendre à l'enfant tout ce qu'on peut savoir, que de lui donner l'amour et le respect de la science, et surtout une bonne discipline intellectuelle, le mettant à même d'en acquérir lui-même s'il le veut.
Page 109 - Art poétique , ch.JVi v. i74 et suiv. qu'il tombe d'accord que dans cette vue son fils fera beaucoup mieux de lire les bons poètes grecs et latins, que de faire de méchants vers de lui-même dans une langue qui ne lui est pas naturelle; et je ne saurais croire qu'un, homme qui veut exceller dans la poésie anglaise puisse se figurer que, pour en venir-là, il doit commencer par faire des vers latins.
Page 94 - Il n'ya de connaissances vraiment dignes de ce nom que celles qui conduisent à quelque invention nouvelle et utile, qui apprennent à faire quelque chose mieux, plus vite et plus facilement qu'auparavant. Toute autre spéculation, fût-elle curieuse et raffinée, eût-elle des apparences de profondeur, n'est qu'une philosophie vaine et paresseuse, une occupation de désœuvrés.
Page 74 - Underslanding était aussi en préparation à cette époque. lions scolaires. Jamais on n'opposa à des attaques aussi confuses, aussi étourdiment violentes, une argumentation plus serrée, plus calme, assaisonnée de plus d'esprit. Quel contraste entre cette polémique et celle que Locke soutint quelque temps après au sujet du libre arbitre, contre son ami Limborch! Dans les lettres qu'ils échangèrent à ce propos, pas une objection de Limborch qui ne soit l'expression courtoise et sincère...
Page 107 - En réalité, si l'on était de bonne foi et sans parti pris, tout le monde reconnaîtrait que ce qu'il proposait au nom de l'intérêt privé et public ne saurait être nuisible, tant s'en faut, aux intérêts supérieurs de l'homme, à la haute culture morale et esthétique. En effet, de même que toutes ses prescriptions touchant l'éducation physique n'ont pour objet que de faire du corps « un instrument docile, aussi apte que possible à exécuter les ordres de l'esprit, » de même tout ce...
Page 115 - ... sont naturellement tous les hommes; or, c'est un état de parfaite liberté, liberté d'ordonner leurs actions et de disposer de leurs possessions et de leurs personnes comme bon leur semble, dans les limites de la loi de nature, sans en demander permission à personne, sans dépendre de la volonté d'aucun autre homme ; — c'est aussi un état d'égalité, dans lequel tout pouvoir et toute juridiction est réciproque, nul n'ayant plus que son voisin ; car s'il est quelque chose d'évident,...
Page 102 - ... dit de la nécessité d'établir la thérapeutique sur une histoire préalable des maladies et de leur marche, histoire qui ne peut se faire qu'en recueillant de toutes parts une multitude de cas, en notant avec la plus extrême exactitude les moindres accidents et les moindres symptômes. « Écrire l'histoire naturelle de chaque maladie, en écartant rigoureusement toute hypothèse, voilà l'unique moyen d'en découvrir les causes, sinon les causes éloignées et secrètes (espoir chimérique),...
Page 77 - Nulle autre originalité qu'une distinction exquise et le plus rare mélange d'élégance et de correction, d'aisance et de gravité. D'une sociabilité charmante sans banalité, il était affable envers tous, surtout envers les petits. Il s'échauffait volontiers dans la discussion, mais n'y apportait jamais ni intolérance ni aigreur : il laissait parler ses contradicteurs et savait écouter. La seule chose qu'il ne pût souffrir, c'était la mauvaise éducation. Pour lui, la politesse était plus...
Page 16 - ... comme la peste de Londres et de diminuer la mortalité publique , alors effroyable. Il aidait Sydenham dans ses observations, préconisait la description minutieuse des maladies et en donnait l'exemple, notait jour par jour, heure par heure, la marche de celles qu'il soignait et des siennes propres. Il contribuait à d'heureuses innovations dans le traitement de la petite vérole, le grand mal de l'époque. Il écrivait de petits traités, dont un seul a été retrouvé entier : Respirationis...

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