Mademoiselle de Maupin: double amour, Volume 2 (Google eBook)

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Société Belge de librairie, 1837
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Page 42 - II n'ya de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien ; tout ce qui est utile est laid, car c'est l'expression de quelque besoin, et ceux de l'homme sont ignobles et dégoûtants, comme sa pauvre et infirme nature. [L'endroit le plus utile d'une maison ce sont les latrines.
Page 5 - Je suis un homme des temps homériques ; — le monde où je vis n'est pas le mien , et je ne comprends rien à la société qui m'entoure. Le Christ n'est pas venu pour moi ; je suis aussi païen qu'Alcibiade et Phidias..
Page 104 - Si tu viens trop tard , ô mon idéal ! je n'aurai plus la force de t'aimer : — mon âme est comme un colombier tout plein de colombes. A toute heure du jour , il s'en envole quelque désir. Les colombes reviennent au colombier; mais les désirs ne reviennent point au cœur.
Page 42 - Rien de ce qui est beau n'est indispensable à la vie. — On supprimerait les fleurs , le monde n'en souffrirait pas matériellement ; qui voudrait cependant qu'il n'y eût plus de fleurs? Je renoncerais plutôt aux pommes de terre qu'aux...
Page 279 - Rosalinde s'aperçut alors de la perfidie de son dernier vêtement, et leva un peu le genou pour l'empêcher de tomber tout à fait. — Ainsi posée, elle ressemblait parfaitement à ces statues de marbre des déesses, dont la draperie intelligente, fâchée de recouvrir tant de charmes, enveloppe à regret les belles cuisses, et, par une heureuse trahison, s'arrête précisément au-dessous de l'endroit qu'elle est destinée à cacher.
Page 52 - ... de pierre, sans quoi il serait chu piteusement tout de son long, devant tout le monde, et aurait apprêté aux nations à rire pour plus de cent ans. — Nous avons voulu planter un obélisque sur une de nos places; il nous fallut l'aller filouter à Luxor, et nous avons été deux ans à l'amener chez nous. La vieille Egypte bordait ses routes d'obélisques, comme nous les nôtres de peupliers; elle en portait des bottes sous ses bras, comme un maraîcher porte ses bottes d'asperges, et taillait...
Page 220 - ... beauté ! le plus radieux diadème dont le hasard puisse couronner un front, — tu es admirable et précieuse comme tout ce qui est hors de la portée de l'homme, comme l'azur du firmament, comme l'or de l'étoile, comme le parfum du lis séraphique ! — On peut changer son escabeau pour un trône ; on peut conquérir le monde, beaucoup l'ont fait ; mais qui pourrait ne pas s'agenouiller devant toi, pure personnification de la pensée de Dieu? Je ne demande que la beauté, il est vrai ; mais...
Page 279 - La chemise, douée d'un heureux esprit d'imitation, ne resta pas en arrière de la robe : elle glissa d'abord des épaules sans qu'on songeât à la retenir ; puis, profitant d'un moment où les bras étaient perpendiculaires, elle en sortit avec beaucoup d'adresse et roula jusqu'aux hanches dont le contour ondoyant l'arrêta à demi. — Rosalinde s'aperçut alors de la perfidie de son dernier vêtement, et leva un peu son genou pour l'empêcher de tomber tout à fait.
Page 219 - Je n'ai jamais demandé aux femmes qu'une seule chose , — c'est la beauté ; je me passe trèsvolontiers d'esprit et d'âme. — Pour moi, une femme qui est belle a toujours de l'esprit ; — elle a l'esprit d'être belle , et je ne sais pas lequel vaut celui-là.
Page 23 - Avant de vous réduire au triste rôle de garder les manteaux et de noter les coups comme un garçon de billard ou un valet de jeu de paume, vous avez longtemps courtisé la Muse, vous avez essayé de la dévirginer ; mais vous n'avez pas assez de vigueur pour cela ; l'haleine vous a manqué, et vous êtes retombé pâle et efflanqué au pied de la sainte montagne.

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