L'homme qui prêtait aux rois

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Fallois, 2003 - Bankers - 414 pages
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On a dit de lui qu'il était " le banquier des rois et le roi des banquiers ". Ce titre n'était pas usurpé. De tous les personnages qui contribuèrent à faire du siècle de Louis XIV le Grand Siècle, il est celui dont on parle le moins, et dont pourtant la contribution a été souvent la plus indispensable. À plusieurs reprises, si Samuel Bernard n'avait pas été là, on peut se demander si la monarchie n'aurait pas mis la clé sous la porte. Simple marchand drapier, protestant ayant préféré la conversion à l'émigration, il se révéla très jeune comme un financier hors pair, prodigieusement inventif, réussissant à se constituer une immense fortune, qu'il ne cessa d'augmenter. Nous découvrons avec lui la face sombre du règne, ce qu'on pourrait appeler " l'envers de la gloire " : les malheurs des protestants, odieusement persécutés, les guerres ruineuses qui affaiblirent l'État et les famines terribles qui décimaient la population. C'est à lui que les ministres, les souverains étrangers venaient demander assistance. Sa réputation d'intégrité et la confiance qu'il inspirait lui valaient en Europe une estime générale. Le roi lui-même lui fit les honneurs de Marly, et à la fin de sa vie, le jeune Voltaire - qui n'était pas encore le Roi Voltaire - ne tarissait pas d'éloges sur lui. Samuel Bernard représentait cette nouvelle classe de citoyens, que Voltaire appelait de ses vœux, actifs, amis du commerce autant que des arts, et qui déjà commençaient à remplacer une noblesse qui avait fait son temps.

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