Les oeuvres complètes, Volume 37 (Google eBook)

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Typ. F. Bernouard, 1887
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Popular passages

Page 666 - Quelle faute inexplicable ai -je donc commise pour que vous me punissiez d'un tel châtiment? Revivre, hélas! Se sentir mourir un peu chaque jour dans sa chair, n'avoir d'intelligence que pour douter, de volonté que pour ne pas pouvoir, de tendresse que pour pleurer les deuils de mon cœur!
Page 676 - Eues sont trois, les trois premiers soldats d'une armée. Lorsqu'il y en aura une vingtaine, elles sauront se faire respecter. Ce que j'attends, c'est une évolution dans notre littérature dramatique, c'est un apaisement du public et de la critique à mon égard, c'est une appréciation plus nette et plus juste de ce que je suis et de ce que je veux.
Page 701 - II vient de se passer entre le public du Palais-Royal et l'auteur du Bouton de rosé un malentendu qu'il faut expliquer. Après vingt ans d'un travail acharné et un siège pénible, sans relâche, M. Emile Zola a conquis la renommée. Il y est entré violemment, brusquement, comme un paquet de mitraille, et parmi ceux qui connaissaient la ténacité de son ambition, ses facultés admirables d'artiste et de créateur, personne — excepté lui peut-être — n'a été surpris de ce triomphe éclatant....
Page 413 - VÉRONIQUE, seule, regardant au dehors. Midi, la terre brûle, sous l'implacable été; et, depuis tant de jours, pas un souffle de vent, pas une goutte d'eau ! Dans ce creux de montagnes, où la chaleur s'amasse, le village perdu flambe comme dans un brasier. Ah! mon cher fils, mon pauvre Guillaume, quel chagrin à le savoir depuis l'aube au lourd soleil, se battant contre ce dur sol de cailloux, où rien ne pousse ! L'angélus est sonné, tout le monde s'est mis à table. Est-il donc foudroyé,...
Page 444 - C'est comme un prodige, jamais cette terre n'avait promis une moisson pareille. GUILLAUME. Ah ! oui, le travail a vaincu, mon dur travail qui s'obstinait à féconder le sol ingrat... Mais l'eau a fait le prodige. Depuis que le torrent s'est abîmé en terre, l'eau cachée ruisselle sous les champs de ce vallon; elle trempe, elle baigne les germes, et de là naît cette fécondité formidable...
Page 680 - C'est un drame dans la formule de Thérèse Raquin, passionné, violent, et, je ne m'en défends pas, romantique. Du théâtre à coups de poing, en un mot. Peut-être aujourd'hui le concevrais-je et récrirais-je autrement. Mais alors c'est une bataille que je livrerais, comme j'en ai livré tant d'autres, et c'est avec le vrai public que j'entrerais en lutte
Page 667 - Et moi, Lazare, moi, ta femme, qui soupire après ton embrassement, et qui frissonne là, depuis que ta voix passe sur ma nuque comme le vent de juin. Ne veux-tu donc plus me connaître et faire ma félicité ? Lazare. — O femme, chère femme, je ne suis plus qu'un époux infidèle, qui a couché dans le lit d'une autre, le plus doux, le plus tentateur, le plus inoubliable. J'ai couché avec la mort, l'amante éternelle, et c'était si bon, c'était si bon de dormir dans ses bras de silence et...
Page 666 - Revivre, oh! non, oh! non! N'ai-je pas payé à la souffrance ma dette affreuse de vivant? Je suis né sans savoir pourquoi, j'ai vécu sans savoir comment; et vous me feriez payer double, vous me condamneriez à recommencer mon temps de peine, sur cette terre douloureuse ! Quelle faute inexplicable...
Page 701 - Si les innombrables éditions que ses romans ont obtenues depuis quelques années, si toutes les guirlandes que la presse a tressées autour de son nom avaient pu lui laisser encore quelque doute et quelque méfiance à ce sujet, il les aurait perdus devant l'empressement du Tout-Paris à cette représentation du Palais-Royal, la fièvre de curiosité qui allumait les regards, et ce grand silence anxieux du lever de rideau dont le public des premières ne fait l'honneur qu'à deux ou trois noms illustres....
Page 693 - C'est navrant pour un homme de valeur, d'être interprété dans une telle salle par de tels comédiens. Et je ne pense pas sans tristesse à Flaubert, dont le tour va venir dans...

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