Oeuvres complètes, Volume 19 (Google eBook)

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J.-J. Benichet aîné, 1810 - French literature
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Popular passages

Page 153 - Charicles, deux des principaux des trente tyrans, qui sentirent bien que la comparaison tomboit sur eux, firent d'abord une loi par laquelle il étoit défendu d'enseigner dans Athènes l'art de discourir ; et quoique Socrate n'eût jamais fait profession de cet art, cependant on voyoit bien que c'étoit à lui qu'on en vouloit, et qu'on prétendoit...
Page 252 - Démétrius s'était imaginé qu'un philosophe avait besoin de vin : il renvoya la bouteille d'un air sévère. Ah ! plût aux dieux, s'écria-t-il, qu'il y eût aussi des fontaines de pain ! Les manières libres de Cratès plurent tellement à Hyparchia , sœur de Métrocle , qu'elle ne voulut...
Page 288 - Il semble que ces spectres nous menacent avec une hauteur et une fierté convenable à leur mine majestueuse : on leur voit faire, à ce qu'il semble, des choses surprenantes ; et comme d'ailleurs ces fantômes reviennent dans tous les temps, et qu'il ya quantité d'effets merveilleux , dont les causes...
Page 120 - ... dit. Cela fit beaucoup d'honneur à Anaxagoras : mais cela n'en fit pas moins au devin Lampon ; car quelque temps après la faction de Thucydide fut abattue , et toutes les affaires de l'État tombèrent entre les mains de Périclès. On tient qu' Anaxagoras est le premier de tous les Grecs qui a donné au public un système de philosophie.
Page 296 - Enfin, ajoute-t-il , si la vieillesse et ma mauvaise santé ne m'empêchaient de sortir, je ne manquerais pas de me rendre auprès de vous comme vous le souhaitez; mais puisque cela ne se peut , je vous envoie deux de mes amis qui me valent bien quant à l'esprit et à la doctrine, et qui sont beaucoup plus robustes que moi. Si vous conversez sérieusement...
Page 206 - ... qu'on aime ; et ainsi il dit que la félicité dépend de trois choses: des biens de l'esprit, comme la sagesse et la prudence ; des biens du corps, comme la beauté, la force, la santé ; et des biens de la fortune, comme les richesses et la noblesse. Il tient que la vertu ne suffit pas pour rendre les gens heureux ; qu'on avoit absolument besoin des biens du corps et de la fortune, et qu'un sage seroit malheureux s'il souffroit ou s'il manquoit de bien.
Page 44 - J'ai prédit tout ce qui devait arriver : on ne m'a point cru : Fisistrate qui flattait les athéniens, leur paraissait plus fidèle que moi qui leur disais la vérité. J'ai offert de me mettre à la tête des citoyens pour prévenir les malheurs qui sont arrivés ; on m'a traité de fou, on a accordé des gardes à Pisistrate •, qui s'en est servi pour réduire toute la ville en esclavage, et moi j'ai pris le parti de me retirer ». SOLON.
Page 121 - Anaxagoras est le premier de tous les Grecs qui a donné au public un système de philosophie. Il a admis pour premier principe l'infini , et une intelligence pour arranger la matière , et en composer tous les êtres qui sont dans le monde. Ce fut le sujet pour lequel les philosophes de son temps l'appelèrent esprit. Il n'a pas cru que cette intelligence eût fait la matière de rien, mais seulement qu'elle l'avait arrangée.
Page 88 - Jl lui écrivit cette lettre : « Vous avez une grande quantité d'amis qui ont tous des « maisons à votre service : je crois pourtant que vous ne pou
Page 303 - Ils tenaient , comme les cyniques , que toutes choses appartiennent aux dieux , et qu'entre amis toutes choses sont communes. Ils tiennent que toutes les vertus ont un si grand enchaînement les unes avec les autres, qu'on n'en peut jamais posséder une sans les posséder toutes : Qu'il n'ya point de milieu entre le vice et la vertu ; car...

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