Lettres sur l'Italie en 1785, Volume 1 (Google eBook)

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Froment, 1827
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Page 9 - Je vois ce théâtre où la nature humaine a éte tout ce qu'elle pourra être, a fait tout ce qu'elle pourra faire, a déployé toutes les vertus, a étalé tous les vices, a enfanté les héros les plus sublimes et les monstres les plus exécrables, s'est élevée jusqu'à Uni ius.
Page 118 - Oh ! mon fils, disait-elle en pleurant, je te retarde ! « Déjà la cendre commençait à tomber, je tourne la tête : une épaisse fumée qui inondait la terre comme un torrent, se précipitait vers nous. Ma mère, quittons le grand chemin ; la foule va nous étouffer dans ces ténèbres qui accourent. A peine avions-nous quitté le grand chemin, qu'il était nuit, la nuit la plus noire.
Page 149 - Les Romains ont une merveilleuse facilité à changer de visage ; ou plutôt ils n'ont pas besoin d'en changer. Les meilleurs masques du monde, ce sont des visages italiens.
Page 38 - Saint-Lazare, connu ci-devant sous le nom de FolieBoutin. Quelle différence ! Là on foule les gazons les plus verts, les fleurs les plus odorantes; ici, on foule un pavé fort sec ou quelques ordures fort dégoûtantes. Là on entend dans les bois voisins les concerts de mille oiseaux, on voit sur le sommet des montagnes des troupeaux qui paissent et bondissent; ici on voit des cheminées blanchâtres et des clochers découronnés...
Page 9 - Rome...je vois ce théâtre où la nature humaine a été tout ce qu'elle pourra être, a fait tout ce qu'elle pourra faire, a déployé toutes les vertus, a étalé tous les vices, a enfanté...
Page 110 - Magdelène pénitente fixant le ciel; que de componction sur ce doux visage ! que ces belles larmes sont pénitentes ! elle est à moitié assise dans l' ombre contre un rocher , toute nue , voilée uniquement de ses cheveux , et de sa douleur.
Page 101 - II ya deux heures que je la regarde, et je ne puis me lasser de la regarder. — Je voudrais pouvoir la peindre, et je ne peux seulement pas la décrire. — Elle échappera toujours au pinceau, au ciseau et à la parole : il n'existe aucune langue au monde qui puisse modeler tant de charmes. — Vous voyez que c'est de la Vénus de Médicis que je parle. Je suis assis devant elle, la plume à la main. Figurez-vous quelque chose de mille fois plus beau que tout ce que vous avez jamais vu de plus...
Page 26 - ... en rapportant des victoires ; d'où un mot échappé de la bouche de Scipion, ou de Pompée, ou de César, courait parmi les nations menacer la liberté, et faire la destinée des rois; où enfin les plus grands hommes de la république respiraient, après leur mort, dans des statues qui exerçaient encore sur l'univers une autorité romaine ; eh bien ! ce lieu si renommé a perdu ses statues, son sénat, sa citadelle, ses temples ; il n'a conservé que son nom, tellement cimenté par le sang...
Page 103 - Avec quelle grace se dérobe ce pied timide sous le plus charmant genou ! Vénus est sur la terre ; mais Vénus n'y pose pas ». « A force de contempler cette Vénus , je crois quelquefois que c'est elle : j'éprouve je ne sais. quel embarras ». « On a dit qu'il ya de la femme dans tout ce qu'on aime ; on peut dire qu'il ya quelque chose de la Vénus de Médicis dans tout ce qui charme ». • » Winckelmann s'est exprimé avec moins d'enthousiasme : son admiration est un sentiment profond , réfléchi...
Page 117 - Je croyais entendre encore les rugissemen» des lions, les soupirs des mourans, la voix des bourreaux , et , ce qui épouvantait le plus mon oreille , les applaudissemens des Romains.

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