Revue de la Normandie, Volume 2 (Google eBook)

Front Cover
Gustave Gouellain, Jean Benoît Désiré Cochet
E. Cagniard, 1863 - Normandy (France)
0 Reviews
  

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Contents

Common terms and phrases

Popular passages

Page 568 - Études sur la condition de la classe agricole et l'état de l'agriculture en Normandie, au moyen âge.
Page 406 - Je chercherai la place où sa bouche expirante Exhala sur tes pieds l'irrévocable adieu Et son âme viendra guider mon âme errante Au sein du même Dieu.
Page 407 - L'héritage sacré ! Soutiens ses derniers pas, charme sa dernière heure; Et, gage consacré d'espérance et d'amour, De celui qui s'éloigne à celui qui demeure Passe ainsi tour à tour, Jusqu'au jour où, des morts perçant la voûte sombre, Une voix dans le ciel, les appelant sept fois, Ensemble éveillera ceux qui dorment à l'ombre De l'éternelle croix ! Ceci est une méditation sortie avec des larmes du cœur de l'homme, et non de l'imagination de l'artiste.
Page 627 - J'ai vu de tout, mais toujours en tout honneur : c'était une amitié d'estime et générale. Je ne voulais point être aimée en particulier de qui que ce soit; je voulais l'être de tout le monde, faire dire du bien de moi, faire un beau personnage et avoir l'approbation des honnêtes gens : c'était là mon idole Il n'ya rien que je n'eusse été capable de faire et de souffrir pour cela.
Page 409 - ... enfance, hélas! trop éphémère, Trois maîtres: — un jardin, un vieux prêtre et ma mère. Le jardin était grand, profond, mystérieux, Fermé par de hauts murs aux regards curieux, Semé de fleurs s'ouvrant ainsi que des paupières, Et d'insectes vermeils qui couraient sur les pierres, Plein de bourdonnements et de confuses voix; Au milieu, presque un champ, dans le fond, presque un bois.
Page 689 - ... qu'ils doivent essayer de rendre à Dieu ce qu'ils ont perdu d'ordinaire pour d'autres causes que pour Dieu. De plus, que les maris quoique riches et sages suivant le monde sont en vérité de francs païens devant Dieu ; de sorte que les dernières paroles de ces messieurs sont que d'engager un enfant à un homme du commun c'est une espèce d'homicide et comme un déicide en leurs personnes.
Page 588 - Il jette ses figures, les groupe et les plie à volonté avec la hardiesse de Michel-Ange et la fécondité de Rubens. Je ne sais quel souvenir des grands artistes me saisit à l'aspect de ce tableau; je retrouve cette puissance sauvage, ardente, mais naturelle, qui cède sans effort à son propre entraînement.
Page 689 - Je sais bien que ce n'est pas à des filles à défendre la vérité, quoique l'on peut dire, par une triste rencontre, que, puisque les évêques ont des courages de filles, les filles doivent avoir des courages d'évêques ; mais si ce n'est pas à nous à défendre la vérité, c'est à nous à mourir pour la vérité et à souffrir plutôt toutes choses que de l'abandonner....
Page 667 - Enfin, nul autre ami n'a tant de soin et d'attention que le roi en a pour elle ; et , ce que j'ai dit bien des fois , elle lui fait connaître un pays tout nouveau , je veux dire , le commerce de l'amitié et de la conversation , sans chicane et sans contrainte : il en paraît charmé.
Page 862 - N'ayant point ce qui seul peut faire un fondement solide, j'ai voulu que les filles eussent de l'esprit, qu'on élevât leur cœur, qu'on formât leur raison ; j'ai réussi à ce dessein : elles ont de l'esprit, et s'en servent contre nous ; elles ont le cœur élevé, et sont plus fières et plus hautaines qu'il ne conviendrait de l'être aux plus grandes princesses; à parler même selon le monde, nous avons formé leur raison, et fait des discoureuses, présomptueuses, curieuses, hardies.

Bibliographic information