par exemple , la sixte majeure ut la, il faut moins écarter les doigts que pour la sixte majeure mi ut dièze; de même que la tierce majeure ut mi occupe moins de place que la tierce majeure mi sol dièze; de plus les touches affectées aux notes chargées de dièzes et de bémols accidentels, étant plus épaisses que les autres, le doigt peut glisser dans l'espace vide compris entre deux de ces touches.

2°. La suite des touches principales du clavier ne donnant que la gamme du seul ton d'ut majeur, il faut doigter d'autant de manières qu'il y a de tons, puisque les intervalles relatifs à ces tons exigent des passages differens, du premier rang de touches au second.

M. Dali Olio propose donc de substituer à la disposition actuelle des touches, deux rangs de louches égales, encastrés l'un dans l'autre, et de manière que les touches d'un même rang forment une échelle de sons procédant par tons; le rang supérieur comn1ençant un demi-ton plus haut que le rang inférieur.

Ce nouveau clavier comprend évidemment toutes les touches de l'ancien ; mais comme il n'est ordonné suivant aucune gamme particulière, il n'est susceptible que de deux doiglers distincts, savoir, celui du mode majeur et celui du mode mineur, quelle que soit d'ailleurs la tonique.

La forme des touches et leur encastrement rendent sensiblement égaux tous les espaces qui répondent aux mêmes intervalles. L'espace qui répond à l'octave est diminué., et son étendue n'embrasse que sept touches au lieu de huit, ce qui facilite l'exécution des passages qui, sur l'ancien clavier, demandent une grande main.

Ces divers avantages doivent rendre bien plus aisée et bien plus prompte l'étude du clavecin et du piano* forte, puisque le nombre des doigters est considérablement réduit, et que l'égalité des espaces rendant le mouvement des doigts plus régulier, l'habitude en est bien plutôt contractée.

Melodica de M. R1FFELSEN.

Cet instrument a été inventé par M. Riffelsen, mécanicien danois, connu par l'invention de plusieurs autres machines importantes.

La melodica est composée de tuyaux de métal battu, de diverses grandeurs, et d'un clavier qui peut être touché comme le piano. On y a adapté une roue pour mettre les soufflets en mouvement.

Depuis la première invention, M. Riffelsen y a fait des changemens avantageux, et y a même ajouté des octaves entières, de manière que cet instrument a une étendue beaucoup plus considérable que les pianos ordinaires. Il a un son agréable et sonore, que plusieurs amateurs préfèrent à celui du piano.

L'inventeur ayant observé qu'un cordon passant, de la roue à l'instrument excita, par ses vibrations, des sensations extraordinaires dans la personne qui faisait tourner cette roue, essaya de mettre plusieurs personnes en contact avec ce cordon. Cette expérience a produit d'heureux effets sur plusieurs personnes de complexion faible, principalement sur celle» attaquées des nerfs, de la goutte, du scorbut, etc. M. Riffelsen a fait construire, d'après ces principes, une machine uniquement destinée à ces effets salutaires, et qui a été approuvée par les médecins de Copenhague. (Esprit des Journaux, août 1808.)

Paril1armonicon de M. MAELZL.

Le panharmonicon inventé par M. Maelzl est un buffet d'orgue perfectionné, qui imite parfaitement tous les instrumens à vent. Il est composé de cylindres horisontaux qui y produisent le mouvement et les différens sons, tandis qu'ils sont mus eux-mêmes par une force particulière, d'où il suit que l'instrument peut jouer autant d'airs qu'il y a de cylindres. (Esprit des Journaux, août 1808.)

Trompette automate de M. Maelzl.

Cet automate est mû, comme le flûteur de F'aucanson, par un cylindre roulant sous un clavier; le mécanisme est le même que celui du panharmonicon , et les sons produits ne diffèrent en rien de ceux de la trompette ordinaire. Tous les ressorts sont renfermés dans le corps d'une espèce de mannequin de cinq pieds quelques pouces, debout, d'une taille assez svelte et qui ne pose que sur un socle fort mince. On le fait avancer et reculer sur une ligne droite, et durant ce mouvement il sonne de la trompette. Il ne paraît pas en communication avec aucun objet extérieur ou caché. Si l'on porte la main au-devant de la trompette, on sent l'air qui s'échappe, suivant un mouvement confirme à la nature des sons que l'on entend.

Cette mécanique est exécutée avec beaucoup d'art et de soin ; non-seulement le mouvement ne laisse rien à entendre alors même qu'on en approche le plus près, mais la figure debout n'éprouve pas le moindre ébranlement au plus fort de l'exécution. ( Journal de l'Empire du 12 octobre 1808. )

Guitares de papier mâché.

M. C. Richter, à Herrnhut, fabrique de trèsbelles guitares en papier mâché, qui, d'après l'avis des connaisseurs, produisent un son aussi fort et aussi harmonieux que les guitares en bois

Harpes perfectionnées, de M. WOLFENAU.

Le perfectionnement de ces harpes consiste en ce qu'elles ont plus d'étendue et une forme plus agréable.

Nouvel instrument à vent, par M. Du MA s.

M. Dumas (rue de la Vieille-Draperie, n° 10) annonce un nouvel instrument à vent, qui manquait à l'art musical. Les sons de cet instrument sont fermes, pleins et majestueux : il peut servir de contre-basse à la musique militaire. Cet instrument a obtenu les suffrages de beaucoup de compositeurs distingués.

15». PAPIERS.

Papier d'amianthe, de madame LENA PERPENN1 VE COMO.

Madame Perpenni avait déjà obtenu en 1806, de la Société d'encouragement, une médaille d'honneur, pour avoir perfectionné la filature de l'amianthe. Elle vient de faire avec succès un essai pour fabriquer avec ce fossile un papier très-propre à l'écriture et à l'impression, et capable de résister à l'action des élémens.

Collage du papier.

M. Charles Otto, fabricant de papier en Saxe, a découvert un moyen de coller le papier lorsqu'il est encore dans la cttve, et pendant toutes les saisons de l'année, sans employer ni rognures de peaux, ni aucune substance animale. ( JMagazin der Industrie, cahier de Janvier 1808. )

En France, deux fabricans, l'un établi à Paris, l'autre à Bordeaux , ont adressé à la Société d'encouragement , des échantillons de papier collé, avec la description de leurs procédés. La Société ne les jugeant pas encore assez parfaits pour décerner à leurs auteurs le prix proposé pour le collage du papier, a prorogé ce prix à l'année 1810.

Nouvelle découverte sur la fabrication du papier, par M. DÈSETABLES.

M. Désetables, de Vire, a inventé une mécanique pour la fabrication du papier, dont le résultat

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