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<36> M. Wahl substitue "!-*j à au qu'on lit dans le manuscrit; mais xuJ MWattae.
, . , ./.'.-'. f" <£ws>t-f-!-

est la vraie leçon, et vient de û»j, stigtna inurere , signa et stigmate notare.

<37> Flores masculi, dit ForskaI , ad umbiticum clausi; qui in medio , apertus Flor. ^gi Arforâmine parvo; et circum illud extùs est annulus latus , impressus , nitens. Iste V-'S2annulus non cynipis opus est, ut Hasselquistputavit , sed artis vestigium. Cùm enim fructus ad maanitudinem pervenit diametrï pollicis , soient incotas ad vrnlilicum ejus partem resecare , qui locus deinde nigrescit. Sine hac circumcisione , maturitatem non obtineri aiunt. Cultros habent , ad hoc artifcium factos , apice rotundatos , et ab una parte acutos.. Si fc us aliquœ' pnetereuntur , et sectionem . non subeunt , cynipe plenœ evadunt, versus tempus inundationis Nili. Quidqùid sit, in his arte maturatis fcubus nu/la vidi semina.

<38> Au lieu de jf-\ qu'on lit dans le texte impjimé des deux éditions, le manuscrit porte J^tj , et c'est ainsi qu'il faut lire.

<39> Le mot ï-oU. ne signifie pas viliores , comme l'a rendu M. White, mais molis majoris, macrnus. On a eu tort, dans les Annonces littéraires de Gottingue, de critiquer Pococke, qui l'a rendu ainsi, et de proposer d'y substituer l'idée de dures [durisj. Un peu plus loin on lit, // est rare qu'il s'use; \ la lettre, qu'il se mange. Je crois que l'auteur a voulu dire que ce bois s'use difficilement. II seroit possible cependant que le texte signifiât que ce bois se mange rarement aux vers.

<4o> Voye^ Galien, de alim, facult. livre II *.

LIVRE 1." b

Chapitre II. <4i> Tumores omnes calidos atque duros , dit Prosper Alpin ,fcubus, em

•ja Op. Hipp. plastnmodo usi,sanant. Panel sunt quisuccum . . . ex trunco vulnerato colligant:

et Cal. tout. IV, r ... , ,i. i i

p. M. affirmant tamen prœsentaneum esse auxilium ad molliendos scirrnosos tu mores >

nat. ;£g. ataue ad pestem non lamobilcm usum habere.

part, n, p. 14, '' L>

Reiand. Pal. <^> Le Gûur est cette partie de la Syrie qu'arrosé le Jourdain , et qui 'AÏo'Jiffda'Tai. est située entre les montagnes qui renferment k une certaine distance, à l'est

Syr. ta. K ne/lier. . ,, , . n

p.f. et k I ouest, le cours de ce fleuve.

<43> Je ne sais si les deux variétés du figuier k feuilles de sycomore, dont

il est question dans ce passage d'Abou-Hanifa, ont quelque rapport avec

Fior. JEg. Ar. l'une ou l'autre de celles que Forskal a indiquées sous les noms de feus syco

jt. cxxh n p. 180. - •• t r i - £

morus, feus sycomoroiaes, Jieus toka ^J , Jicus sur jy* .

Litro Jt agric. Dans le Traité d'agriculture d'Abou-Zacaria Yahya ben-Awwam, il est p. L, p. joî." . » . .

question du figuier sycomore j^f-, et de l'espèce nommée j*^=>* , et qui est

sans doute la même que celle qu'Abou-Hanifa nomme j^>*, ce qui veut

dire fguier mâle. L'éditeur d'Ebn-Awwam, ayant trouvé le mot j^<=- écrit

Man. Ar. de la sans points diacritiques, comme il l'est aussi dans le manuscrit de la Biblio

Bibl, Impériale t 'v. . F

n.'ou. thèque impériale, a cru devoir prononcer hamir, ce qui! a traduit par eolo

rada; et il dit en note que c'est l'espèce de figuier nommée en espagnol

breval, et que nous appelons fgué-fleur. Mais je ne doute point qu'il ne faille

prononcer djoumme\, c'est-k-dire, figuier sycomore. Quant k l'espèce nommée

jU^i o\i fguier mâle, il dit que c'est le figuier sauvage ou caprifiguier /ça

brahigo]: ce qui est trèsTvraisemblabIe; car, dans le Dictionnaire Maltois

M.A.Vass*m de Vassalli, je trouve, Dukkar, mas spec. fcorum , feus fcecundans, eapri

ttàï.p1',"t4.L'"' feus ; et Castella aussi admis cette signification. Il reste cependant k savoir

si , comme le prétend Abou-Hanifa, le figuier mâle ou caprifiguier donne

effectivement une espèce de figue propre k être mangée; car Tournefort

Relation d'un ,jjt expressément, en parlant des trois sortes de fruits que porte le capri

toy. du Lev. éd.' » I /•• I

de Lyon, t. il, figuier: Ces trois sortes de fruits ne sont pas bons à manger. Cependant, Diction», rais, comme k Malte on nomme les figues de la troisième récolte dokkar tayept ou plutôt tayeb <_>Ik , c'est-k-dire, bonnes fgues, on pourron croire que

/. Aman, celles-ci sont mangeables; et alors ces arbres seraient du nombre de ceux

acaii. i<l. Schre

ter. 1.1, p. jff. que Linné nomme androgynes.

'M. Link a a observé en Portugal, dans les Algarves , l'usage de la ————— caprin"talion, ce II y a ici, dit-il, une grande variété de figues qui tombent Livre i." 33 avant d'être mûres, lorsqu'elles n'ont pas été piquées par les vers. Pour les . Ve.a e tn

» avoir plutôt mûres, on cultive une autre espèce de figues qui d'ailleurs p°nufal> 'ra^

•' I » I tranç. tome 11,

» ne sont tonnes à rien, et où les vers ont coutume de se nicher en grande P- "t6-
» quantité; on appelle ces figues fgos de toca : pour cet effet on coupe des
» branches entières de ces arbres, et on les suspend à ceux dont on veut
» caprifier les figues. » Toca, nom de ce figuier , est, je crois, une corrup-
tion de dokkar, que M. Godeheu écrit tokkar. J'aime mieux adopter cette
étymologie, que de dériver ce nom du mot »ïj , rapporté par Forskal.

M. Pouqueville a vu pareillement pratiquer le procédé de la caprifica- Voyàgt en M* tion dans la Morée. ," r '''' 'p' ***'

Ebn-Beïtar, en parlant du figuier à feuilles de sycomore, rapporte le passage suivant du Aforsched &e Témimi ( Abou-Abdallah Mohammed benAhint d ben-Saïd Témimi de Jérusalem, médecin célèbre, qui, suivant EbnAbi-Osaïba, demeuroit au Caire en l'année 370. Soyouti * dit qu'il mourut Com.juiiict98o. vers l'an 570. II étoit attaché au khalife_ Aziz-billah. Voye^ sur le Morsched '£17'impoli'*, de Témimi, d'Herbelot, et le Catalogue des man. Or. de la Bibl. imp. ): 79'i- *>}*"•

« Témimi, dans le Alorsched, dit : Dans la Palestine et les parties cir33 convoisines de la côte de la Syrie, le sycomore produit deux espèces de . » fruits. II y en a une qui est très-petite, de la grosseur d'une aveline, qui a "f- '• '• P- "7>

'i - ri » , n.'MLXXXYlll.

33 la peau fine, et est d'une douceur extrême et très-aqueuse ; on la nomme » balaml : elle est d'un rouge couleur de rosé, et n'a pas besoin qu'on y 33 fasse aucune circoncision ou excision circulaire jyb Vj (j^£ wt Jl ^-(^4.. V; » mais elle mûrit et devient bonne à manger et sucrée tout naturellement: » c'est de ce fruit que l'on fait le lok de sycomore en Syrie. Il y en a une » autre espèce à Gaza et dans les environs, dont le fruit est plus petit que » les moindres figues du sycomore d'Egypte, mais du double environ de la M figue balami : ce fruit est d'un rouge couleur de rosé plus vif que le pre» mier ; il est encore plus sucré et a moins d'eau : il n'a ni la grossièreté ni » la rudesse de la figue du sycomore d'Egypte, et ne charge point l'estomac; 33 car ce fcnit en Syrie est un aliment meilleur que celui d'Egypte, plus 33 agréable au goût ei d'une digestion plus facile. >•»

Les opérations indiquées par Témimi sous les noms de circoncision et

. excision circulaire, sont apparemment deux opérations du même genre, dont Livre i." je procédé diffère en quelque chose. Voyez, à ce sujet, Forskal, et un

CHAPITRE II. . .

Fior. j£g. Ar. mémoire très-intéressant de M. Reymer dans les Mémoires sur l'Egypte, r'' * ,,j. C'est sans doute cette opération qui est indiquée, dans le vocabulaire

Mém, sur lEg. '''

t. ni, p. 18411 Copte-Arabe publié par Kircher, par les mots Copte HOfKEp et Arabe

Ung. j£g. nstit. J-**^l oLxà., c'est-à-dire, (ircumcisio sycomori. Kircher les a mal rendus par

'' '7iij sycomorus circumcisa. Suivant ce même dictionnaire, le figuier sycomore se

* nid. p. 26}. nomme en copte E?\KO * ou E^KOif b : il faut lire en ce dernier endroit

.Van. Copte d,, dans la colonne Arabe i*+4\, comme le porte le manuscrit.

Vat. à la Bit/.

imp r.a t, n. 7i. ^^ Qn fera {jjen de comparer avec ce qu'Abd-alIatif dit ici du baumier, Prosper Alpin , de balsamo dialogus, à la suite de son Traité de la médecine des Egyptiens, et Histor. natur. sEgypti, part. Il, chap. 14 j pag. 26 et suiv.; les Observations de J. Vesling , îbid. page 174.; et du même écrivain , Opobalsami veteribus cognitl vindicice, à la suite de l'ouvrage précédent,/?. 227 et suiv.; mais su/- tout les Observations de P. Belon, //y. //, chap. 3$, pag. 246'et suiv.; et Linné, Opobalsamurri declaratum, dans les Amœn. acad. tom. VII, pag. 5 j et suiv.

Cap. y, P. 27. Gabriel Sionite, dans son Traité de nonnullis Orientalium urbibus, imprimé à la suite de la Geographia Nubiensis, dit : Superioribus etiam annis celebris trat ( Mesr ) balsami plantis, que modo Othomannorum jussu translatez sunt ad urbem Afecchensem ; et prœter numéro septem arbuscula, quce in proregis viridario summâ diligentiâ, adservantur, nul/a in universo jEgypti regno inveniuntur. Arbuscula hac cubiti altitudinem non excedunt, At Me c c te felicissime, ut dictum /,;/</. cap. 7, "t, crescunt. Dans la description de la Mecque, il avoit dit : Balsami arbusta

p'"' ex urbe Cairensi hue delata féliciter crescunt, atque modo ita sunt propagata, ut

omnis suavissimus balsami liquor nonnisi ex hac urbe per universas regiones copiose affatlmque di'spensetur. Amxn. acaj. Linné a distingué sous les noms Samyris gileadensis et amyris opobalsa

tij. mum deux espèces d'amyris, toutes deux indigènes de l'Arabie, et qui four

nissent l'une et l'autre du baume. Cependant il est porté à croire, ou qu'il y a erreur dans les descriptions, ou que ce sont seulement deux variétés d'une même espèce.

Je joins ici deux passages relatifs au baumier cultivé en Egypte, qui me paraissent mériter d'être transcrits. Le premier est de Mandeville , qui étoit en Egypte sous Mêlée Mandibron [ Almélic-almodhaffer Bibars ], vers 1335. - .

Voici ce qu'il dit du baumier: LIVRE i."

1 CHAPITRE H.

Extra hanc civitatem Cayr est campus seù agir balsami, circa qyod scicndnm 'ciiap. g, p.j/ quod optimum totius mundi balsamum in magna crescit Indiœ déserta, ubi Alexander magnus dlcitur quondam locutus fuisse arboribus solls et lunx, de quo in sequentibus aliquid est scribendum. Illo itaque Indicé balsanw dunlaxat excepta, non est liquor in universo orbe qui huic creditur comparari. Has arbores seu arbusta balsami fecit quondam quidam de caliphis jfgypti de loco Engaddi Inter Mare mortuum et Jerico, ùbï Domino vol ente excreverat, eradicari, ef in agro prœdicto plantari. Est tamen hoc mirandum, qubd ubicumque alibi, sive prope, sive remot'e, plantantur, quamvis forte vireant et exsurgant, tamen non fructijicant. Et e contrario, apparet hoc miraculosum, qubd in agro Cayr non se permittunt coli per Sarracenos , sed solummodo per Christianos, vel aliter non fructijïcarent. Et dicunt ipsi Sarraceni hoc scepius se tentasse. Sunt autem arbusta trium vel quatuor pedum altitudinis, velut usque ad renés hemlnïs, et lignum eorum aspiciendum, sicut vitis sylvestris. Folia non marcescunt, quin prias marc esc ant fruc tus: cernitur ad formant cubebce, et gummi eorum est balsamum. Ipsi appellant arbores enochkalse ,fructum abebifan, et liquorem gribalse. Extrahitur vero gummi de arbusculis per hune modum : de lapide acuto, vel de osse fracto, dant scissuras per cortices in ligna, et ex vulneribus balsamum lacrymatur, quod in vasculis suscipiunt, caventcs quotit possunt ne quid de tllo labatur in terram; nam si de ferro vel alio métallo Jïeret in fissura ', liquor balsami corrumperetur à sua virtute. Verl balsami virtutcs sunt magjttt qu'idem et innumerosce; nam vix aliquis mortalium scire potuit omnes, quamvis inter physicos quinquaginta scribantur. Rarb utique Sarraceni vcndunt Christianis pnrum et verum balsamum, quin prias commisceant et falsijicent, sicut ego ipse fréquenter vidi : nam aliqui tertiam seu quartam partem miscent terebinthlntè ; al'n ramusculos arbustorum et fructus eorum coquunt in oleo, quod vendant pro balsamo; et quidam ( quod pessimum est ), nil balsami habentes, distillant oleurn per clavos gariophillos et spicum nardum, et similes odoriferas species, hoc pro balsamo exponentes, atque aliis pluribus modis dtludunt ementes. Sed et mercatores invicem nonnunquam sophisticant altéra vice. Probatio autem vcri balsami potest habeï'tpluribus modis, quorum aliquos hic destribo. Est enim citrini coloris, val Je clarum et purum, et fortissimum in odoris fragrantia : si ergo apparet

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