La glauconie crayeuse se rencontre dans un grand nombre eu*m»m. de localités, par exemple : aux environs de Landen, entre Latinne et Fallais, à Vieux-Waleffe, Vaux, Villers-le-Bouillet, Verlaine, Hollogne-aux-Pierres, au Berleur près de Grâce, à Ans, Ste-Walburge, au Thier à Liège, à Melin, aux environs de Hervé, Clermont, Bel-OEil, Op-Sinnich, Fouron-St-Martin, Fouron-Sf-Pierre, Hagelstein, Aubel, SWean-Sart, Neufchâteau, entre Berneau et Visé, etc.

Lorsque cette roche offre assez de solidité, on s'en sert comme Empim. pierre à bâtir et pour construire des fours à cuire le pain. A l'état friable et crayeux, elle est utilisée pour lier les parties menues de la houille dont on forme des briquettes qui servent de combustible.

Au-dessous de la glauconie crayeuse et souvent même dans ses &»<". parties inférieures, on rencontre un banc d'argile jaunâtre, TOUS— Composition. sâtre et grisâtre, plus ou moins calcarifère, qui porte ordinairement le nom de dielle, et qui me paraît être le gault, ou galt des géologues anglais.

Cette argile, composée de parties tendres et dures, se désagrège dans l'eau, est très-liante et retient fortement l'eau.

Elle ne contient d'autres substances minérales que du fer sul- »,««,,. furé et du fer hydraté plus ou moins épigéné.

A l'exception de quelques débris d'inoceramus, de cardium, pétrification,, d'ostrea, de nautilus, d'ammonites huchii et de portions considérables du corps fossile, dont il a été question à la page 85 (pl. rv, fig. 1, A, B, c), les pétrifications y sont très-rares.

Cette argile repose ordinairement sur le terrain houiller et dans les cavités qui se rencontrent à sa surface.

On la rencontre à Horion-Hozémont, Hollogne-aux-Pierres, Mons, Grâce, Glain, Ans, aux faubourgs Ste-Marguerite et SteWalburge à Liège, au Thier à Liège, à Visé, Berneau, Forixhe, Belieren, Henri-Chapelle, Aubel, Clermont, Thimister, Bouxhemont, Stockis, Hervé, Fecher, Charneux, Mortier, Fafchamps, Cerexhe, Melin, Ayeneux, Fléron, Liery, Beyne, Bois-de-Breux, Romzée, Magnée, Chaumont, etc.

Emplois. On l'emploie pour glaiser les fossés, etc., et quelquefois même

lorsqu'elle est grasse et fine pour fouler les étoffes de laine ('); on s'en sert surtout pour la mêler avec la houille menue, et en lbrmer ordinairement des briquettes à brûler.

Terr, à fouio*. je rapporterai encore au gault l'argile smectique ou terre à

foulon des environs de Verviers, qui, dans quelques localités, est recouverte par des marnes blanchâtres, bleuâtres et jaunâtres.

caractèm et gisement. Cette argile, d'un jaune plus ou moins verdâtre, contenant des parcelles plus foncées, est liante et d'une pâte très-fine; elle se désagrège dans l'eau, se fond au chalumeau et fait très-rarement effervescence avec les acides. Elle est disposée en petites couches et en amas, dans les cavités formées par le calcaire anthraxifère.

Minerai,. On y rencontre quelquefois, surtout vers les parties supérieures,

de petites portions de fer sulfuré et hydraté (J). Pétrifications. En fait de pétrifications, je n'y ai rencontré jusqu'à présent,

(') Cette argile ne vaut guère pour cet usage l'argile smectique. (a) Dans une exploitation des environs de Verriers, on m'a assuré y avoir trouvé des fragmcns de baryte sulfatée blanchâtre.

et encore très-rarement, que des fragmens ôl ammonites, de nautilus et le fossile indiqué à la page 85 (pl. iv, fig. 1, A, B, C).

Elle est exploitée près de Verviers, Grand et Petit Rechain, pour l'usage des fouleries de Verviers et des environs.

Aux limites de la province, vers Aix-la-Chapelle, on rencontre, Glauconit sableutc. sur une partie de la commune de Gimenich, etc., une formation sableuse et compacte, qui appartient à la glauconie sableuse ('), mais qui a été désignée par MM. Dechen et Oeynhausen sous le nom de pierre de sable d'Aix-la-Chapelle (sandstein von Aachen).

Cette roche, tantôt sableuse et friable, tantôt très-solide et Caractères. calcaire, est ordinairement d'un jaune plus ou moins sale et quelquefois verdâtre et brunâtre; elle est parsemée de temps en temps d'une multitude de petits points de fer silicaté d'un vert foncé.

Les parties compactes font effervescence avec les acides, tandis que les autres qui sont sablonneuses ne le font pas du tout.

Elle est très-riche en rognons plus ou moins branchus de fer uiiurmu. hydraté sablonneux et de fer sulfuré épigène. Ces deux minerais y sont ordinairement disséminés, mais quelquefois les rognons constituent par leur assemblage de petites couches bien distinctes.

Cette formation, principalement dans les parties compactes, Pétrification. renferme de nombreuses pétrifications.

Sur les bords de la route de Liège à Aix-la-Chapelle, etc., j'ai trouvé dans le bois d'Aix et dans les environs de Gimenich les

(') Inferior greensand, grutier sandstein, etc. M. Brongniart les a rangés, dans son tableau des terrains qui composent l'écorce du globe, dans les terrains yzémiens pélagiques et arénacés.

Tom. IX. 13

Gisement.

Poudinguc-tourtia.

Composition,

fossiles suivans: belemnites mucronatus et quadratus, haculites faujasii, ammonites buchii, hamites intermedius et rotundus, chaîna plicata , conica, digitata et canaliculata , trigonia alœformis etarcUata, gervillia solenoidea, ostrea semi-plana , pecten orbicularis, quinque costatus et gracilis, cardium bullatum, et quelques débris d'arche > de trochus, de nautile, de natice, de rostellaire, de galerites et de squale (').

La glauconie sableuse est disposée en couches minces et alternatives qui inclinent un peu au nord-est. Le terrain qui la contient s'étend depuis Moresnet et les environs de Hergenrath jusqu'au delà d'Aix-la-Chapelle vers le nord-nord-ouest.

La formation de la craie de la Hesbaie repose quelquefois, comme celle des Flandres française et belge sur une roche particulière, qui est désignée dans certaines parties de la Belgique et de la France sous le nom de tourtia ('), et dans la province de Liège sous celui de gravi (3), et qui est un poudingue à pâte calcaire et à noyaux siliceux de diverses natures, assez gros dans la

(') Ces pétrifications sont à peu près les mêmes que celles que l'on trouve dans la même roche, à la montagne du Lousberg ou Louisberg à Aix-la-Chapelle; mais dans cette localité elles sont plus abondantes ; en voici la liste, que je dois à l'obligeance de M. Hoeningbaus de Creveld , conchyliologue distingué : squalus mari mus, rostellaria fissura, cerithium excaratum, cardium bullatum, arca cardissa et exaltata, pecten nitidus, versicostatus, grypheatus, orbicularis et gracilis, trigonia arcuata, trochus agglutinatus, natica epiglottina et spirata , pyrula minima , strombus papilionatus, hamites intermedius et rotundus, ammonites buchii , belemnites mucronatus, lycophris lenticularis, baculites vertebralis, nautilus simplex, mitra, crassatella et tornatella (dolium?).

(*) Par les mineurs des environs de Valenciennes et de Mons.

(3) Nom qui est donné à ce poudingue par les ouvriers qui exploitent la marne ou qui approfondissent des puits en Hesbaie.

partie inférieure, et qui ne sont plus que de petits grains à la partie supérieure.

Cette roche, que l'on n'est à même d'examiner que dans quelques localités de la province de Liège ('), renferme quelquefois du fer sulfuré et des fragmens de houille; jusqu'à présent je n'y ai pas observé de débris de corps organisés (').

La couche formée par ce poudingue varie considérablement en Gisement. épaisseur : aux environs de Hallebaye vis-à-vis de Visé, elle a 2 ou3 pieds d'épaisseur, tandis qu'à Donceel il paraît qu'elle atteint 8 ou 12 pieds.

Les habitans de la Hesbaie, surtout ceux qui approfondissent des puits à marne, croient généralement que cette roche se rencontre partout dans la Hesbaie, en dessous de la marne ou craie.

TERRAIN DE TRANSITION OU INTERMÉDIAIRE.

Syn. Terrains hémilysiens (3), ou terrains de transition semi-
compacte , Alex. Brongniart (4).
Terrains primordiaux, D'Omalius D'Halloy.

(') Cela vient probablement de ce que l'on creuse peu de puits à marne jusqu'à la profondeur où ce poudingue se trouve.

(>) Dans le département du Nord , en France, etc. On y a trouvé des coquilles marines et des dents de squales (Mémoire sur la géologie du département du Nord, par M. Poirier de St-Brice ; Annales des mines, 1826 ).

(3) C'est-à-dire formés en partie par voie de sédiment, en partie par voie de dissolution chimique.

(4) M. Brongniart divise sa classe des terrains hémilysiens en cinq groupes, qui sont : terrains hémilysiens calcareux, fragmenteux, quart zeux, schisteux ou traumateux et talqueux.

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