Économistes financiers du XVIIIe siècle: Vauban, Projet d'une dîme royale. Boisguillebert, Détail de la France, Factum de la France, et opuscules divers. Jean Law, Considérations sur le numéraire et le commerce. Mémoires et lettres sur les banques, opuscules divers. Melon, Essai politique sur le commerce. Dutot, Réflexions politiques sur le commerce et les finances

Front Cover
Guillaumin, 1843 - Economics - 1008 pages
0 Reviews
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Contents


Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 161 - ... que des quatre autres parties qui restent, les trois sont fort malaisées et embarrassées de dettes et de procès ; et que dans la dixième, où je mets tous les gens d'épée, de robe, ecclésiastiques et laïques, toute la noblesse haute, la noblesse distinguée, et les gens en charge militaire et civile, les bons marchands, les bourgeois rentés et les plus accommodés, on ne peut pas compter sur cent mille familles...
Page 35 - ... malaisées et embarrassées de dettes et de procès, et que, dans la dixième, où je mets tous les gens d'épée, de robe, ecclésiastiques et laïques, toute la noblesse haute, la noblesse distinguée et les gens en charge militaire et civile, les bons marchands, les bourgeois rentes et les plus accommodés, on ne peut pas compter sur cent mille familles, et je ne croirais pas mentir quand je dirais qu'il n'y en a pas dix mille, petites ou grandes, qu'on puisse dire fort à leur aise...
Page 161 - Par toutes les recherches que j'ai pu faire, depuis plusieurs années que je m'y applique, j'ai fort bien remarqué que dans ces derniers temps, près de la dixième partie du peuple est réduite à la mendicité, et mendie effectivement ; que des neuf autres parties, il y en a cinq qui ne sont pas en état...
Page 70 - Après plusieurs heures de course inutile, las et mourant de soif et de faim , j'entrai chez un paysan dont la maison n'avait pas belle apparence , mais c'était la seule que je visse aux environs.
Page 70 - Enfin, il prononça, en frémissant, ces mots terribles de commis, de rats de cave ; il me fit entendre qu'il cachait son vin à cause des aides , qu'il cachait son pain à cause de la taille, et qu'il serait un homme perdu si l'on pouvait se douter qu'il ne mourût pas de faim.
Page 9 - ... cent mille livres de poudre. Ajoutez à ces munitions le plomb, le fer et le fer-blanc, les cordages, tout ce qui sert aux mineurs, le soufre, le salpêtre, les outils de toute espèce. Il est certain que les frais de tous ces préparatifs de destruclion suffiraient pour fonder et pour faire fleurir la plus nombreuse colonie.
Page 70 - ... quoique entamé, et une bouteille de vin dont l'aspect me réjouit le cœur plus que tout le reste. On joignit à cela une omelette assez épaisse, et je fis un dîner tel qu'autre qu'un piéton n'en connut jamais. Quand ce vint à payer, voilà son inquiétude et ses craintes qui le reprennent ; il ne voulait point de mon argent, il le repoussait avec un trouble extraordinaire ; et ce qu'il y avait de plaisant était que je ne pouvais imaginer...
Page 656 - L'argent n'est à vous que par le titre qui vous donne droit de l 'appeler et de le faire passer par vos mains pour satisfaire à vos besoins et à vos désirs. Hors ce cas, l'usage en appartient à vos concitoyens, et vous ne pouvez les en frustrer sans commettre une injustice publique et un crime d'Etat, dont je ne vous crois pas capable.
Page 168 - Boisguillebert fut exilé au fond de l'Auvergne. Tout son petit bien consistait en sa charge; cessant de la faire, il tarissait, La Vrillière, qui avait la Normandie dans son. département, avait expédié la lettre de cachet. Il l'en fit avertir, et la suspendit quelques jours comme il put...
Page 46 - C'est encore la partie basse du peuple qui, par son travail et son commerce, et par ce qu'elle paye au roi, l'enrichit et tout son royaume...

Bibliographic information