Élisabeth, ou, Les exilés en Sibérie

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Chez Charles S. Arnold, 1823 - Exiles - 116 pages
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Page 57 - demander justice, et des paroles pour vous la faire obtenir : il ne craint rien, ni les fatigues, ni les obstacles, ni les mépris, ni la cour, ni les rois ; il ne craint que votre refus "—" Laisse, laisse, Elisabeth," interrompit Springer, "je ne me connois plus, tu bouleverses mon âme ; jusqu'à ce jour elle
Page 89 - les vents. Près de là s'étendoit une forêt de chênes ; ce n'est que sur cette rive du Volga qu'on commence à voir cette espèce d'arbres. Elisabeth ne les connoissoit point, et, quoiqu'ils eussent déjà perdu une partie de leur parure, ils pouvoient être admirés -encore; mais quelque beaux qu'ils fussent, Elisabeth ne
Page 87 - exposé à faire le trajet avec eux. Elisabeth, sans examiner le péril, voulut entrer dans un de leurs bateaux; ils la repoussèrent brusquement, eu la traitant d'insensée, et jurant qu'ils ne permettroient pas qu'elle traversât le fleuve avant qu'il fût entièrement glacé. Elle leur demanda combien de temps il faudroit probablement attendre. " Au moins deux semaines,
Page 41 - que pouvez-vous demander qui ne soit au-dessous de ce que je voudrois faire ?"—" Ces obstacles, les voici," répondit Elisabeth : "j'ignore la route que je dois prendre, et je ne suis pas sûre que ma fuite ne nuise pas à mon père ; il faut donc que vous m'indiquiez mon chemin, les villes que je trouverai
Page 21 - jusqu'aux derniers replis du cœur, n'auroit pas trouvé dans celui d'Elisabeth un seul sentiment qui ne se rapportât à ses parents, et qui ne fût entièrement pour eux. Pendant le souper, le jeune Smoloff dit aux exilés qu'il n'étoit que depuis trois jours à Saïmka; qu'il avoit appris que des loups
Page 93 - de mes parents; elles sont à présent ma seule richesse."—" Quoi," interrompit la vieille femme tout haut, " pauvre fille, vous avez tout donné !" Elisabeth rougit et baissa les yeux. L'exilé leva les mains au ciel, et tomba à genoux devant elle : " Ange qui m'as tout donné," lui dit-il,
Page 47 - quitté Tobolsk. Alors toutes ses espérances l'abandonnèrent, elle ne douta plus que Smoloff ne l'eût entièrement oubliée ; et, plus d'une fois elle versa sur cette pensée des larmes amères, dont la plus pure innocence n'auroit pu lui faire un reproche. Vers la fin d'avril, un soleil plus doux venoit de fondre les dernières neiges, les îles sablonneuses
Page 7 - qui y sont en grand nombre ; du prix de leur fourrure il faisoit venir de Tobolsk des meubles commodes et agréables pour sa femme, et des livres pour sa fille. Les longues soirées étaient employées à l'instruction de la jeune Elisabeth. Souvent assise entre ses parents, elle leur
Page 25 - laissé tomber son aiguille ; les yeux fixés sur son époux, le cœur plein d'anxiété, elle demandoit au ciel de lui inspirer ces paroles qui consolent et qui ont le pouvoir de faire oublier le malheur. Un peu plus loin, dans l'ombre, Elisabeth les regardoit tous deux, et songeoit avec joie qu'un jour
Page 5 - seulement recommandé de leur fournir un logement commode, un petit jardin, de la nourriture, et des vêtements, mais d'empêcher qu'ils n'eussent aucune communication audehors, et surtout d'intercepter sévèrement toutes les lettres qu'ils hasarderaient de faire passer à la cour de Russie. Tant d'égards d'un côté, et de l'autre tant de rigueur et de mystère,

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