Étude historique et philologique sur Jean Pillot et sur les doctrines grammaticales du xvi. siècle

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E. Thorin, 1866 - French language - 144 pages
 

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Page 87 - Et le financier se plaignait Que les soins de la Providence N'eussent pas au marché fait vendre le dormir Comme le manger et le boire. En son hôtel il fait venir Le chanteur, et lui dit: «Or ça, sire Grégoire, Que gagnez-vous par an ? — Par an ! ma foi, Monsieur...
Page 53 - ... la plus féconde que les Muses aient ouverte depuis l'antiquité, enfin se perfectionner dans une langue que François Ier avait consacrée dans les tribunaux, imposée à ses professeurs du Collège-Royal, et que Charles-Quint appelait langue d'Etat. Aussi, une foule de jeunes gens accouraient-ils de tous les points de la France, et même des pays étrangers, pour entendre de si savantes leçons et un si beau langage. « L'étudiant anglais arrivait à Paris, entrait à l'église pour y faire...
Page 67 - C'est chose légère et insaisissable que la «parole : l'orthographe en est rarement la notation « exacte et précise , surtout à l'origine de la langue ; « alors l'écriture procède avec des tâtonnements tels « qu'on a peine à saisir la véritable forme des mots « sous les divers déguisements qu'ils empruntent de la
Page 70 - Archaeol. XXII, 318), donur (AR 381). Ces faits notés , la question se résout d'elle-même; les formes en eu, qui devinrent de jour en jour plus communes, s'introduisirent avec le langage picard dans l'Ilede-France et prirent enfin droit de bourgeoisie dans la langue fixée. B. AFFAIBLISSEMENT DES VOYELLES. Les cas que je viens de parcourir nous montrent un renforcement de la voyelle; il y en a d'autres où, au contraire, elle s'affaiblit.
Page 77 - Dans le monde, à vrai dire, il se barbouille fort. Partout il porte un air qui saute aux yeux d'abord; Et lorsqu'on le revoit après un peu d'absence , On le retrouve encor plus plein d'extravagance.
Page 77 - , a un son dur, trop dur même à la fin des mots pour les oreilles françaises , qui sont très-amoureuses de l'euphonie * ; aussi la remplace-t-on par une autre, s par exemple (voir Baudry, Gr. comp. des lang. classiques , t. I, p. 203) ; ou la supprime-t-on : mecredy^ abre, mabre 6...
Page 91 - ... à l'habitude des Picards, qui autrefois disaient : du rouge vin. En cela les Français suivent la nature, qui demande la substance avant l'accident; néanmoins, c'est l'agrément et l'euphonie qu'il faut consulter, et la place n'influe pas sur le sens, écrit une grammairien en 1550...
Page 75 - Le même fait s'est produit dans la langue espagnole où les mots latins fabulari, facere, faba, formica, ont donné : hablar, d'où le. français habler, hacer, haba, hormigua. L. Cette consonne a un son dur, autre quand elle est employée seule que quand elle est redoublée , malgré les tentatives des réformateurs Pelletier et Ramus, pour remplacer par un seul caractère la combinaison ill...
Page 11 - Latrie, écrivait en Français ses pérégrinations suspectes, comme le Vénitien Marc Paul ses voyages consciencieux. Brunetto Latini de Florence son Trésor, Rusticien de Pisé son roman de Meliadus, le Moraïte sa Chronique, Martin de Canale son histoire de Venise, pour ce que, dit ce dernier, la langue française court parmi le monde et est plus délitable à lire et à ouïr que nulle autre. Tel était l'état des choses au xin
Page 93 - Gnllica: lingvœ institutio, p. 21 . ces formes sont dues à la cour, qui les avait empruntées aux Italiens, « elle faisait alors tellement autorité , continue le même auteur, qu'il valait mieux se tromper avec elle, que bien parler avec les autres, et que l'on a toujours raison avec ces mots : Elle l'a dit '. » C'est le ipse dixit, en matière de langage.

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