Études de l'histoire ancienne et de celle de la Grèce: de la constitution de la république d'Athènes et de celle de Lacédémone, de la législation, des tribunaux, des moeurs et usages des Athéniens, de la poésie, de la philosophie et des arts chez les Grecs, Volume 4

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Page 387 - Il ose penser qu'en tout cela nous l'emportons sur elle et sur toutes les républiques de la Grèce. La raison en est que tout cela ne peut approcher de la perfection que par une longue expérience : mais les républiques de la Grèce ne voulurent pas en acquérir , parce qu'une sorte de supers" tition les tint scrupuleusement attachées aux premiers essais de leur enfance.
Page 500 - ... la demeure des humains : ainsi finit le premier âge. Une pluie douce et vivifiante succéda aux torrens destructeurs que le ciel avait vomis dans sa colère : le sol fécondé satisfit à tous les besoins des hommes et leur offrit même le vêtement. Ils ne furent pas insensibles aux bienfaits des dieux, la concorde les unit; ils aimèrent le travail , ils aimèrent la justice, la mère de toutes les vertus et de la vraie félicité.
Page 500 - Sa taille était d'une hauteur extraordinaire, son front serein, son regard doux, sa beauté divine. Les hommes étonnés lui demandèrent comment il était devenu si beau. C'est, dit-il, que j'ai foulé aux pieds la cupidité, la luxure et toutes les passions. Mortels, suivez mon exemple, et vous deviendrez tous semblables à moi.
Page 501 - Par leur santé, par leur vigueur, par leur félicité , ils devinrent semblables aux esprits célestes; mais le vice, qui nous flatte pour nous détruire, s'ouvrit insensiblement le chemin de leurs cœurs ; il fascina leurs yeux, et, par ses attraits fardés et trompeurs, il les rendit chaque jour moins sensibles à la beauté inaltérable de la vertu. Punis par leurs fautes même , ils passèrent par tous les périodes de dégradation qu'avait subis l'âge précédent.
Page 498 - Cependant les besoins toujours plus pressans, toujours plus impérieux firent naître l'idée de cultiver la terre. Un homme plus industrieux que les autres devint le bienfaiteur des compagnons de son infortune.
Page 496 - ... de toute leur substance , jouissaient de la vie la plus longue et la plus fortunée. Sans maladies, sans douleurs, sans privations comme sans désirs, heureux par le sentiment de leur force, sans avoir jamais besoin de l'exercer, ils ne se nourrissaient que de leur propre félicité, et se reproduisaient par la simple communication des ames.
Page 497 - ... dans l'horreur inconnue des ténèbres. Pour la première fois ils éprouvèrent le tourment de la crainte; pour la première fois leurs yeux s'ouvrirent sans voir la consolante lumière. Enfin le soleil et tous les flambeaux célestes leur prêtèrent une clarté dont naguère ils jouissaient par eux-mêmes.
Page 497 - ... perdus, fut abandonné avec horreur. Ils se nourrirent d'une sorte de beurre que produisait la terre ; il était d'une saveur exquise; mais, devenu le seul aliment de tant de consommateurs, il fut bientôt épuisé. « Ils trouvèrent une ressource moins agréable, mais suffisante enfin, dans une sorte de roseau.
Page 505 - ... dire que généralement la morale d'Hésiode est saine et pure. On n'y trouve pas, il est vrai, le précepte de ne pas nuire, même à son ennemi; mais cette maxime appartient à la morale perfectionnée des modernes , et elle est utile au repos et à l'accord de la société. Hésiode conseille de se venger au double de l'ami qui nous a offensés par des paroles ou des actions ; et c'est beaucoup pour son siècle qu'il n'ordonne pas (i) Timseus, de Anima mundi , circa finem. — Timée, philosophe...
Page 499 - A peine un enfant atteignait-il l'âge de cinq mois qu'on lui cherchait une épouse. Des maladies meurtrières attaquaient ces créatures si frêles; la langueur, la douleur et la mort couvrirent la face de la terre, et l'on croyait que la race humaine allait être effacée. Une voix se fit entendre d'en haut : c'était celle des tengri qui ne cessent de veiller sur les destins des hommes.

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