Études sur les beaux-arts en France et en Italie, Volume 1

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J. Renouard, 1864 - Art
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Popular passages

Page 72 - Remarquons aussi ces expressions créées : Sa chevelure bleue, embaumée de la senteur des pins... Quand on en est là en prose dans une littérature, on est arrivé à saisir aussi près que possible et à égaler les nuances pittoresques les plus indéfinissables : il n'ya plus un seul progrès à faire qui ne soit un excès.
Page 241 - Il faut vous rappeller néanmoins que je ne me connais pas en peinture , et que je la déteste , à moins qu'elle ne me rappelle quelque chose que j'aie vu , ou que je croie possible de voir. C'est pourquoi j'abhorre et...
Page 49 - ... recueillis. Il sait bien qu'en pareil cas l'impartialité systématique engendre facilement la confusion ou l'erreur, que, les informations une fois prises, il reste à en déduire les conséquences, et que la besogne du greffier ne' saurait supprimer celle du juge. Comme il le dit lui-même dans un passage de son nouveau travail, « ce n'est pas tout de compulser de vieux cartons poudreux, il faut peser ce qu'on y trouve, mettre les choses à leur vraie place, les éclairer de leur vrai jour...
Page 58 - Giotto sur l'art italien durant toute la première phase de la renaissance est donc un fait principal, exceptionnel parla durée aussi bien que par son importance même, et, comme le dit très justement M. Rio, « un prodige de vitalité qui ne se retrouve dans l'histoire d'aucun autre artiste ancien ou moderne. » Venu presque sans précurseurs, créateur de l'art et du métier tout ensemble, Giotto partage avec Dante, son contemporain et son ami, la gloire d'avoir, du jour au lendemain, révélé...
Page 90 - ... de ce qui vient d'être dit que nous entendions porter atteinte à la légitime aristocratie des talens, que nous proposions contre ce qui existe des mesures renouvelées de celles que réclamait contre l'ancienne Académie la Société révolutionnaire des BeauxArts? Nos vœux sont tout dilTérens, puisque nous voudrions que l'Académie pût agrandir le cercle de son influence, et, sans descendre du haut rang qu'elle occupe, attirer plus habituellement à elle la vie et le mouvement de l'art...
Page 362 - ... infatigable, était le théoricien de l'école, présidait les distributions de prix, occupait toutes les chaires, pendant que Louis et Annibal dirigeaient les ateliers. C'est lui qui, dans un sonnet célèbre, formula l'esthétique de l'éclectisme naissant. On y lisait : « Quiconque veut devenir un bon peintre doit suivre la voie terrible tracée par Michel-Ange, modeler son style sur le style pur et souverain du Corrège, l'ordonnance de ses tableaux sur les belles et symétriques compositions...
Page 75 - L'industrie était depuis des siècles organisée, classée, cantonnée en professions distinctes, et comme dans cette classification des arts libéraux les beaux-arts proprement dits n'avaient point une place à part, ceux qui les exerçaient étaient, par la force des choses, assujettis aux mêmes règles, aux mêmes conditions que s'ils eussent fait partie de certains corps de métiers. Les peintres et les statuaires, par exemple, quel que fût leur génie, dépendaient de la maîtrise des peintres,...
Page 241 - ... les palais. De tous les arts la peinture est le moins naturel, le plus artificiel, celui qui en impose le plus à la bêtise des hommes. Je n'ai jamais vu de tableau ou de statue qui ne fût à plus d'une lieue au-dessous de ma conception ou de mon attente; mais j'ai vu plusieurs montagnes, j'ai vu des mers, des fleuves, des sites et deux ou trois femmes qui ont été au-delà...; j'ajouterai quelques chevaux, le lion d'Ali-Pacha et un tigre de la ménagerie d'Exeter-Change (1).
Page 171 - Le troisième duc d'Urbin encouragea de tout son pouvoir cette réaction contre l'imitation systématique des chefs-d'œuvre classiques : il les connaissait aussi bien que personne et les étudiait sans relâche ; mais, beaucoup moins absolu que Frédéric, il n'immolait pas au culte du passé le goût des tentatives nouvelles. Guidobaldo vit venir la mort avec cette résignation qui lui avait fait accepter l'exil et qui, depuis si longtemps, l'aidait à supporter ses souffrances.
Page 86 - ... sur ce point qu'à la fin de l'année 1792 le ministre de l'intérieur. Roland, invitait par écrit les académiciens « à s'assembler pour choisir, à la pluralité des voix, un artiste peintre d'histoire en remplacement du directeur de l'école de Rome, qui venait de donner sa démission (1).

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