Études sur les réformateurs du xvie siècle, Volumes 1-2

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Page 377 - Camille et Scipion, s'ils n'avaient été religieux, n'auraient pas été si magnanimes. La religion n'était point alors renfermée dans les limites de la Palestine ; car l'Esprit divin n'a pas créé la seule Palestine, mais l'univers entier. Il a donc nourri la piété chez tous ceux qu'il a élus, en quelque lieu qu'ils fussent... Ils sont dans une erreur complète ceux qui vouent à la damnation tous les gentils. Que pouvonsnous savoir de la foi que Dieu peut leur avoir mise dans le cœur?......
Page 258 - C'est là qu'il annonce à François I" que,« s'il gouverne sagement les états à lui confiés de Dieu », il verra Dieu dans le ciel « en compagnie de tous les hommes saints, prudents, fidèles, vertueux et magnanimes qui ont été depuis le commencement des temps » . Et, parmi ces hommes, à côté des patriarches, des apôtres, à côté de saint Louis et des autres princes chrétiens prédécesseurs de François Ier, il cite les héros et les sages de l'antiquité. L'érudit peut sourire...
Page ii - ... qu'elle remplissait de sa grande voix: elle est rentrée dans son sanctuaire, et, de cette retraite féconde, elle sortira plus forte, plus grave, plus sûre, d'ellemême, pour marcher à de nouveaux triomphes. Que les faibles désespèrent, c'est la conséquence et le châtiment de leurs faiblesses. Mais que les forts eux-mêmes se troublent et perdent courage, cela ne doit pas, cela ne peut pas être: car la liberté ne périra pas. Qui dira tous les orages qu'elle a subis! Que de fois elle...
Page i - Philippika gegen die herrschende Unterdrückung und zum glühenden Manifest der Freiheit um. Vom ersten Satz seiner Lebensbeschreibung an ließ er an der polemischen Absicht seiner Ausführungen ebensowenig Zweifel aufkommen wie an der politischen Aktualität des Ritters und Humanisten: »Toutes les libertés sont sœurs, ou plutôt, il n'ya qu'une seule liberté, fille indomptable de la conscience. Le progrès de la civilisation consiste à dégager la liberté du joug de la nature et du joug des...
Page 249 - J'ai toujours pensé que les savants et' les sages forment comme une société d'élite où chacun prend la parole à son tour et dit son opinion. Ce que chacun a écrit est nôtre et n'est plus sien : car le sage, selon le mot de Socrate, esl un bien public (19).
Page 103 - Rome par ceux qui y vont : une mauvaise conscience, un estomac gâté, une hourse vide. Trois choses ne se trouvent pas à Rome : la conscience, la religion, la foi au serment. Les Romains se rient de trois choses : la vertu des ancêtres, la papauté de saint Pierre, le jugement dernier. Trois choses sont en abondance à Rome : le poison, les antiquités, les places vides. Trois choses y manquent complétement : la simplicité, la modération et la loyauté.
Page 378 - Ils sont dans une erreur complête ceux qui vouent à la damnation tous les gentils. Que pouvons-nous savoir de la foi que Dieu peut leur avoir mise dans le cœur?... La vie éternelle étant à ceux que Dieu a plus, pourquoi osons-nous juger et condamner, quand l'élection de Dieu nous est cachée? Avons-nous été appelés dans ses conseils ' ? » Voilà pour les âges de l'Ancienne Loi, pour le christianisme d'avant le Christ.
Page 104 - Ils ont horreur de trois choses : le concile général, la réforme de l'Eglise et le progrès des lumières. Trois choses peuvent guérir Rome de tous ses vices : la disparition de la superstition, la suppression des offices romains et le renversement de toute l'organisation de la curie. Trois choses sont très-prisées à Rome : les jolies femmes, les beaux chevaux et les bulles du pape.
Page 268 - ... docile à sa voix, il s'écria : « Aucun avertissement ne vous profite. Vous ne voulez pas punir les pensionnaires. Ils ont parmi vous trop de considération et de crédit. Une chaîne est préparée ; elle m'est destinée , et à beaucoup de braves gens de Zurich. C'est à moi qu'on en veut; je suis prêt et soumis à la volonté de Dieu. Ces hommes ne seront jamais mes maîtres. Mais à toi, Zurich , ils te donneront ton salaire ; car tu le veux ainsi.
Page 246 - Platon a bu à la source sacrée ; mais, quelque admiration que j'aie pour sa richesse, sa splendeur et son ampleur, j'apprécie aussi la finesse d'Aristote, sa clarté et son érudition.

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