Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais: Époques

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L. Collin, 1809
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--P43

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Page 84 - ... autre chose que la volonté arbitraire des rois. Or, cette chose ne peut être que le corps des lois et leur autorité, seul vrai soutien de l'autorité royale et du bonheur des peuples...
Page 40 - Jetez un coup d'œil sur tous les états de la société, Monseigneur, et vous verrez que l'administration, le fisc, le militaire, le clergé , la robe , la terrible finance , et même la classe utile des laboureurs, tirent leur subsistance ou leur fortune de l'intérieur du royaume; tous vivent à ses dépens. Le négociant seul, pour en augmenter les richesses ou les jouissances, met à contribution les quatre parties du monde ; et vous débarrassant utilement d'un superflu inutile, il va l'échanger...
Page 57 - Puis, quand le désespoir changea ce peuple si soumis en conquérant de la Bastille, quand il crut devoir s'assurer des gens suspects à la patrie, mes incendiaires et tous leurs commettants ne manquèrent pas de crier dans les places publiques que...
Page 281 - Vous le dirai-je, 6 mes lecteurs! c'était le grand, le juste, en un mot, le clément MARAT. Il sort. M. Panis, en se frottant la tête avec quelque embarras, me dit.... J'en suis bien désolé, Monsieur, mais je ne puis vous mettre en liberté.
Page 292 - Je lui jetai mes bras au corps, s'écrie dramatiquement Beaumarchais, sans pouvoir lui dire un seul mot : mes yeux seuls lui peignaient mon âme; je crois qu'ils étaient énergiques s'ils lui peignaient tout ce que je pensais ! Je suis d'acier contre les injustices, et mon cœur s'amollit, mes yeux fondent en eau sur le moindre trait de bonté. Je n'oublierai jamais cet homme ni ce moment-là.
Page 280 - Hollande; et ce porte-feuille là, ces deux messieurs l'ont déjà vu, ils nous ont même dit que nous en serions étonnés. (C'étaient les deux municipaux qui avaient levé les scellés.) — Monsieur, je brûle de vous l'ouvrir, et le voici. « Je prends l'une après l'autre toutes les pièces justificatives.
Page 93 - Des circonstances malheureuses ont empêché l'exécution de ses désirs; mais il va prendre les mesures les plus promptes pour l'acquittement de la dette qu'il a contractée envers vous. « Les sentiments généreux et les vues étendues qui seuls pouvaient dicter une conduite telle que la vôtre font bien l'éloge de vos actions et l'ornement de votre caractère. Pendant que, par vos rares talents...
Page 79 - Certes! la plus horrible accusation de ces derniers , c'est d'avoir osé m'imputer d'être lié avec vos oppresseurs. Et comment , citoyens , pourrait-on le penser ? Moi qui , depuis près de dix ans , vis dans la disgrâce connue de Versailles et de ses entours , parce que mon caractère libre , ennemi de toute servitude , s'y est toujours montré à découvert ; que je n'ai fléchi le genou devant nulle idole encensée ! N'est-ce pas moi qu'ils ont puni d'avoir fait servir l'arme du ridicule (•...
Page 114 - ... pas : ce que je ne présume point; car la justice est d'intérêt commun. Et, croyez-moi, législateurs : dans l'état où sont nos affaires, il n'en est pas un parmi vous, dont la tête, aujourd'hui garantie, ne puisse un jour courir l'horrible chance que la scélératesse a posée sur la mienne. Jugez-moi sans faveur, c'est tout ce que je vous demande. Le citoyen Lecointre, excellent patriote et point méchant homme, dit-on, mais sans doute un peu trop facile à échauffer sur les objets qui...
Page 443 - Français! que vous aura servi d'avoir renversé des bastilles , si des brigands viennent danser dessus , nous égorgent sur leurs débris? Vrais amis de la liberté! sachez que ses premiers bourreaux sont la licence et l'anarchie. Joignez-vous à mes cris, et demandons DES LOIS aux députés qui nous les doivent , qui n'ont été nommés par nous nos mandataires qu'à ce prix! faisons la paix avec l'Europe. Le plus beau jour de notre gloire ne fut-il pas celui où nous la déclarâmes au monde ?...

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