Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais: Époques

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L. Collin, 1809
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Page 83 - Qu'un homme commande à son frère. Et ces vers qui complètent le sens moral de tout l'ouvrage : Mortel, qui que tu sois, prince , prêtre ou soldat, HOMME ! ta grandeur sur la terre N'appartient point à ton état, Elle est
Page 84 - abuser d'un pouvoir usurpé par la force : Roi féroce , as-tu donc compté , Parmi les droits de ta couronne , Celui du crime et de l'impunité? Ta fureur ne peut se contraindre; Et tu veux n'être pas haï ! Tremble d'ordonner. — — Qu'ai-je à craindre? — De te voir toujours obéi , Jusqu'à l'instant où l/effrayante somme De tes forfaits déchaînant leur
Page 34 - épineuses , je m'exténuais de fatigue, et j'avançais fort peu. Mais mon courage renaissait, quand je pensais qu'un grand peuple allait bientôt offrir une douce et libre retraite à tous les persécutés de l'Europe ; que ma patrie serait vengée de l'abaissement auquel on l'avait soumise, par le traité de
Page 86 - existe donc , en tout état monarchique, autre chose que la volonté arbitraire des rois. Or, cette chose ne peut être que le corps des lois et leur autorité, seul vrai soutien de l'autorité royale et du bonheur des peuples ; et qui appuyai ce principe par les raisonnements les plus forts, comme on peut le voir
Page 448 - •vrais. N'est-ce pas du sang des Français , que notre terre est abreuvée ? Parlez ! Est-il un seul de nous qui n'ait des larmes à verser ? La paix, des lois, une constitution ! Sans ces biens-là, point de patrie, et surtout point de liberté
Page 84 - vous l'ordonnez, je garderai ces fers; Ils seront à jamais ma royale ceinture; De tous mes ornements, devenus les plus chers. Puissent-ils attester à la race future , Que , du grand nom de roi, si j'acceptai l'éclat, Ce fut pour m'enchaîner au bonheur de l'État ! Et ces vers sur la vanité de la naissance : (à la Nature. ) Au
Page 447 - notre intérieur. Constituons-nous enfin, sans débats, sans orages, et surtout, s'il se peut, sans crimes. Vos maximes s'établiront; elles se propageront bien mieux que par la guerre , le meurtre et les dévastations , si l'on 'vous voit heureux par elles. L'êtes-vous
Page 84 - parlant à deux êtres créés, dont elle vient de fixer le sort : Enfants , embrassez-vous : égaux par la nature, Que vous en serez loin dans la société ! De la grandeur altière à l'humble pauvreté, Cet intervalle immense est désormais le vôtre ; A moins que de
Page 447 - échappant au fer meurtrier, je viendrais courageusement leur arracher le masque à votre barre ! Je fus vexé sous notre ancien régime ! les ministres me tourmentaient ; mais les vexations de ceux-là n'étaient que des espiégleries, auprès des horreurs de ceux-ci
Page 83 - pontifes adroits ! •Remuez le cœur de vos rois. Quand les rois craignent, Les prêtres régnent, La tiare agrandit ses droits. N'est-ce pas moi qui, dans le même ouvrage, osai donner les éléments de la

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