Œuvres complétes de Regnard: avec des avertissements et des remarques sur chaque piéce

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Chez Le Févre, 1810
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Page 6 - Mais no-us, que la raison à ses règles engage, Nous voulons qu'avec art l'action se ménage ; Qu'en un lieu, qu'en un jour, un seul fait accompli Tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli.
Page 346 - N'est-il point là d'auteurs amoureux de la scène, Qui du théâtre encor puissent prendre le soin? MERCURE. Depuis qu'un peu trop tôt la parque meurtrière Enleva le fameux Molière , Le censeur de son temps, l'amour des beaux esprits, La comédie en pleurs, et la scène déserte, Ont perdu presque tout leur prix : Depuis cette cruelle perte, Les plaisirs, les jeux et les ris, Avec ce rare auteur sont presque ensevelis.
Page 292 - De tous les environs la brillante jeunesse A te faire la cour donne tous ses loisirs. Tu la reçois avec noblesse; Grand'chère, vin délicieux, Belle maison, liberté tout entière, Bals, concerts, enfin tout ce qui peut satisfaire Le goût, les oreilles, les yeux. Ici le moindre domestique A du talent pour la musique : Chacun , d'un soin officieux , A ce qui peut plaire s'applique.
Page 338 - Qui connaît mieux que toi le cœur et ses travers? Le bon sens est toujours à son aise en tes vers ; Et, sous un art heureux découvrant la nature , La vérité partout y brille toute pure.
Page 338 - Favori des neuf Sœurs, qui, sur le mont Parnasse, De l'aveu d'Apollon, marches si près d'Horace ; O toi ! qui, comme lui, maître en l'art des bons vers, As joui de ton nom, et mis l'envie aux fers, Et qui, par un destin aussi noble que juste, Trouves pour bienfaiteur un prince tel qu'Auguste ! Ouvre une main facile; accepte avec plaisir Un poëme imparfait, enfant de mon loisir.
Page 373 - Où cent flots écumants, et tombant en cascades, Semblent être poussés par autant de naïades ; Là, dis-je, reposant sur un lit de roseaux, Je vous vois sur un char sortir du fond des eaux : Vous aviez de Vénus et l'habit et la mine : Cent mille amours poussaient une conque marine, Et les zéphyrs badins, volant de toutes parts, Faisaient au gré des airs flotter des étendards. FINETTE. Ah ! ciel ! le joli rêve ! ARAMINTE.
Page 338 - De tes traits éclatants admirateur fidèle , Ton style, de tout temps, me servit de modèle ; Et si quelque bon vers par ma veine est produit , De tes doctes leçons ce n'est que l'heureux fruit.
Page 339 - ... tirer des veines d'or? Que d'auteurs, en suivant Despréaux et Pindare, Se sont fait un destin commun avec Icare ! De tous ces beaux lauriers qu'ils ont cherchés en vain , Je ne veux qu'une feuille offerte de ta main : Si je l'ai méritée, et que tu me la donnes, Ce présent sur mon front vaudra mille couronnes; Et pour disciple enfin si tu veux m'avouer, C'est par cet endroit seul qu'on pourra me louer.
Page 362 - Quand vous passez tes nuits dans certains noirs brelans, Je vous entends jurer au travers de la porte : Je jure comme vous, quand le jeu me transporte; Et, ce qui peut tous deux nous différencier, Vous jurez dans la chambre et moi sur l'escalier. Je vous imite en tout. Vous, d'une ardeur extrême...
Page 58 - Tu t'imagines bien que ma joie est extrême D'y voir certaines gens tout fiers de leur maintien , Qui ne déparlent pas, et qui ne disent rien; D'y rencontrer partout des visages d'attente , Qui n'ont que l'espérance et les...

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