Œuvres complettes d'Ovide: traduites en français; auxquelles on a ajouté la vie de ce poëte; les Hymnes de Callimagne; le Pervigilium Veneris; L'Epitre de Lingendes sur l'exil d'Ovide; et la traduction en vers de la belle Elégie d'Ovide sur son départ, par LeFranc de Pompignan

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Chez Debarle, 1799
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Page 428 - Caelestique viro, quis me deceperit error, Dicite, pro culpa ne scelus esse putet, Ut quod vos scitis, poenae quoque sentiat auctor : 40 Placato possum non miser esse deo.
Page 435 - L'instant de mon trépas , ou ma fflle expirée , D'un plus vif désespoir ne l'eût pas pénétrée. Sa douleur mille fois aurait tranché ses jours ; L'espoir de m'être utile en prolongea le cours. Dieux, qui nous séparez, prenez soin d'une vie Qui conserve la mienne au fond de la Scythie. Mais le gardien de l'Ourse ensevelit ses feux Dans les flots agités par son astre orageux.
Page 426 - Qui modo de multis unus et alter erant. Uxor amans flentem flens acrius ipsa tenebat, Imbre per indignas usque cadente genas.
Page 427 - Allait de mon départ fixer l'heure fatale. L'usage de mes sens tout à coup suspendu Dérobe à mes apprêts le temps qui leur est dû. Mon cœur ne peut gémir...
Page 431 - ... C'est le dernier moment qu'on accorde à mes larmes. Hélas ! dans ce moment que Rome avait de charmes ! On accourt , on m'appelle , on presse mon départ. Cruels , un exilé peut-il partir trop tard ? Considérez du moins, quand vous hâtez ma fuite, Les lieux où l'on m'envoie et les lieux queje quitte.
Page 435 - Sont le jouet de ronde et succombent aux vents. Du ciel rempli d'éclairs les voûtes allumées Semblent fondre en éclats dans les mers enflammées. Tremblant, désespéré, le chef des matelots Laisse le gouvernail à la merci des flots. Telle une main trop foible abandonne l'empire Du coursier indompté qu'elle ne peut conduire. Le rapide aquilon, plus fort que mon devoir, Nous ramène aux climats que je ne dois plus voir. Loin des bords d'Illyrie, à travers les nuages, L'Italie à nos yeux découvre...
Page 5 - V^/VIDE , c'est à tort que tu veux mettre Auguste Au rang des immortels , Ton exil nous apprend qu'il étoit trop injuste Pour avoir des autels...
Page 427 - J'ouvre les yeux enfin, mon trouble diminue ; Deux amis seulement frappent alors ma vue. Tous les autres fuyoient un ami condamné; Le sort d'un malheureux est d'être abandonné. Dans ce cruel moment je sens couler mes larmes: Mon épouse éplorée augmentoit mes alarmes.
Page 431 - J'embrasse, je m'éloigne, et je reviens toujours. Eh, pourquoi me hâter! je vais dans la Scythie; Sans espoir de retour je fuis de ma patrie. Du cœur de ton époux, chère et tendre moitié, Et vous dont mes malheurs excitent la pitié, Seuls amis que le ciel souffre encor que j'embrasse. C'en est fait, je jouis de sa dernière grâce; Je ne vous verrai plus : vivez heureux, je pars.
Page 427 - ... gémir, ordonner, ni résoudre. Semblable à ce mortel qui voit tomber la foudre, Et qui , frappé du bruit , environné d'éclairs , Doute encor de sa vie , et croit voir les enfers.

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