Œuvres de J. Racine, Volume 8

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Hachette & cie., 1873
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Page cxxxiv - Eloigné de ses yeux, j'ordonne, je menace, j'écoute vos conseils, j'ose les approuver Je m'excite contre elle, et tâche à la braver. Mais (je t'expose ici mon âme toute nue) Sitôt que mon malheur me ramène à sa vue, Soit que je n'ose encor démentir le pouvoir De ces yeux, où j'ai lu si longtemps mon devoir, Soit qu'à tant de bienfaits ma mémoire fidèle, Lui soumettre en secret tout ce que je tiens d'elle ; Mais enfin mes efforts ne me servent de rien, Mon Génie étonné tremble devant...
Page lvi - QUEL charme vainqueur du monde Vers Dieu m'élève aujourd'hui ? Malheureux l'homme qui fonde Sur les hommes son appui ! Leur gloire fuit et s'efface En moins de temps que la trace Du vaisseau qui fend les mers , Ou de la flèche rapide Qui , loin de l'œil qui la guide, Cherche l'oiseau dans les airs.
Page 494 - Il y en a qui pensent que cette simplicité est une marque de peu d'invention. Ils ne songent pas qu'au contraire toute l'invention consiste à faire quelque chose de rien...
Page 88 - En achevant ces mots épouvantables, Son ombre vers mon lit a paru se baisser, Et moi je lui tendais les mains pour l'embrasser; Mais je n'ai plus trouvé qu'un horrible mélange D'os et de chair meurtris et traînés dans la fange, Des lambeaux pleins de sang, et des membres affreux Que des chiens dévorants se disputaient entre eux.
Page 338 - D'une Beauté qu'on vient d'arracher au sommeil. Que veux-tu ? Je ne sais si cette négligence, Les ombres, les flambeaux, les cris et le silence.
Page 344 - J'aime. Ne pense pas qu'au moment que je t'aime, Innocente à mes yeux, je m'approuve moi-même, Ni que du fol amour qui trouble ma raison Ma lâche complaisance ait nourri le poison.
Page xxx - Quel plaisir de penser et de dire en vous-même : « Partout, en ce moment, on me bénit, on m'aime ; On ne voit point le peuple à mon nom s'alarmer ; Le ciel dans tous leurs pleurs ne m'entend point nommer ; Leur sombre inimitié ne fuit point mon visage ; Je vois voler partout les cœurs à mon passage !
Page cxxxii - C'est là que, solitaire, De son image en vain j'ai voulu me distraire. Trop présente à mes yeux je croyais lui parler.
Page 385 - L'éloignement des pays répare en quelque sorte la trop grande proximité des temps : car le peuple ne met guère de différence entre ce qui est, si j'ose ainsi parler, à mille ans de lui, et ce qui en est à mille lieues.
Page 100 - Jugez combien ce coup frappe tous les esprits. La moitié s'épouvante et sort avec des cris; Mais ceux qui de la cour ont un plus long usage Sur les yeux de César composent leur visage. Cependant sur son lit il demeure penché; D'aucun étonnement il ne paraît touché : « Ce mal dont vous craignez, dit-il, la violence, A souvent sans péril attaqué son enfance.

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