Œuvres de Molière..

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Pierre Prault, 1734
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Page 362 - d'un mauvais livre, Ce n'eft qu'aux malheureux qui compofent pour vivre. Croyez-moi, réfiftez à vos tentations, Dérobez au public ces occupations, Et n'allez point quitter, de quoi que l'on vous fomme, Le nom que, dans la cour, vous avez d'honnête homme, Pour prendre, de la main d'un avide imprimeur, Celui de ridicule &
Page 354 - Ne les voyez-vous pas, ou les excufez-vous ? ALCESTE. Non. L'amour que je fens, pour cette jeune veuve, Ne ferme point mes yeux aux défauts qu'on lui treuve ; Et je fuis, quelque ardeur qu'elle m'ait pu donner, Le premier à les voir, comme à les condamner. Mais, avec tout cela, quoi que je
Page 429 - tirer de leur fociété? Tous ces défauts humains nous donnent, dans la vie, Des moyens d'exercer notre philofophie. C'eft le plus bel emploi que trouve la vertu ; Et, fi de probité tout étoit revêtu-, Si tous les cœurs étoient francs, juftes & dociles, La plupart des vertus nous feroient inutiles, Puifqu'on en met
Page 346 - a des régals peu chers, Dès qu'on voit qu'on nous mêle avec tout l'univers ; Sur quelque préférence une eftime fe fonde, Et c'eft n'eftimer rien , qu'eftimer tout le monde. Puifque vous y donnez, dans ces vices du tems, Morbleu, vous n'êtes pas pour être de mes gens; Je refufe d'un
Page 368 - Oui, je vous tromperois de parler autrement, Tôt ou tard, nous romprons indubitablement; Et je vous promettrois mille fois le contraire, Que je ne ferois pas en pouvoir de le faire. CELIMENE. C'eft, pour me quereller, donc, à ce que je voi, Que vous avez voulu me ramener chez moi. ALCESTE. Vous avez trop
Page 369 - pour me voir, ils font de doux efforts, Dois-je prendre un bâton pour les mettre dehors 1 ALCESTE. Non, ce n'eft pas, Madame, un bâton qu'il faut prendre.; Mais un cœur, à leurs vœux, moins facile & moins tendre. Je fçais que vos appas vous fuivent en tous lieux ; Mais votre accueil retient ceux qu'attirent vos
Page 390 - être, Fort aimé du beau fexe, & bien auprès du maître. Je crois qu'avec cela, mon cher marquis, je croi, Qu'on peut, par tout pays, être content de foi. CLITANDRE. Oui; mais, trouvant ailleurs des conquêtes faciles, Pourquoi pouffer ici des foupirs inutiles ? ACASTE. Moi? Parbleu, je ne fuis de taille, ni d'humeur, A pouvoir d'une belle
Page 345 - la plupart de vos gens à la mode ; Et je ne hais rien tant, que les contorfions de tous ces grands faifeurs de proteftations , Ces affables donneurs d'embraffades frivoles, Ces obligeans difeurs d'inutiles paroles, Qui de civilités, avec tous, font combat, Et traitent du même air l'honnête homme
Page 436 - fur de petits difcors, J'ai bien voulu, chez vous, leur faire compagnie, Pour vous voir vous laver de cette calomnie. ACASTE. Oui, madame, voyons, d'un efprit adouci, Comment vous vous prendrez à foutenir ceci. Cette lettre par vous eft écrite à Clitandre^ CLITANDRE. Vous avez, pour Acafte, écrit ce billet tendre. ACASTE à Oronte &
Page 441 - à me fuivre. C'eft par là feulement que, dans tous les efprits, Vous pouvez réparer le mal de vos écrits ; Et qu'après cet éclat, qu'un noble cœur abhorre, II peut m'être permis de vous aimer encore. CELIMENE. Moi, renoncer au monde avant que de vieillir, Et, dans votre défert, aller

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