Œuvres de Mr de Maupertuis, Volume 1

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Chez Jean-Marie Bruyset, libraire, grande rue Merciere, au Soleil, 1756 - Ethics
 

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Popular passages

Page 278 - Si l'on dit qu'on peut dépouiller l'arbre de fa verdeur , & qu'on ne le peut peut pas de fon étendue : je réponds que cela vient de ce que dans le Langage établi on eft convenu d'appeller arbre ce qui a une certaine figure indépendamment de fa verdeur.
Page 54 - Les loix du mouvement ainfi déduites , fe trouvant précifément les mêmes qui font obfervées dans la Nature , nous pouvons en admirer l'application dans tous les phénomenes , dans le mouvement des animaux , dans la végétation des plantes , dans la révolution des aftres : & le fpeftacle de l'Univers devient bien plus grand , bien plus beau , bien plus digne de fon Auteur.
Page 253 - Ils paroiffent obfcurs , & ils doivent le paroître. Si Dieu a révélé aux hommes quelque chofe des grands fecrets fur lefquels il a formé fon plan , ces fecrets doivent être pour nous incompréhenfibles. Le degré de clarté dépend de la proportion entre les idées de celui qui parle , & les idées de celui qui écoute : & quelle difproportion , quelle incommenfurabilité ne fe trouve-t-il point ici ! Je dis plus.
Page 284 - J'ai la perception j'ai vu un arbre, jointe à la perception fêtais dans un certain lieu; j'ai celle j'ai retourné dans ce lieu, j'ai vu cet arbre; j'ai retourné encore dans le même lieu, j'ai vu le même arbre...
Page 285 - Cette dernière perception transporte pour ainsi dire sa réalité sur son objet, et forme une proposition sur l'existence de l'arbre comme indépendante de moi. Cependant on aura peut-être beaucoup de peine à y découvrir rien de plus que dans les propositions précédentes qui n'étaient que des signes de mes perceptions.
Page 239 - Religion que par rapport à cet objet : je ne releve point ce qu'elle a de divin , ni ne m'arrête aux difficultés que peuvent faire à notre efprit fes Myfteres : je ne...
Page 242 - Celui-ci toujours occupé de lui-même, ne penfc qu'à fe mettre à l'abri des maux : pour celui-là il n'eft plus de maux à craindre. Tout ce qui peut nous arriver de fâcheux dans l'état naturel vient , ou de caufes purement phyfiques , ou de la part des autres hommes.
Page 108 - Q corps , à nous apprendre s'ils ont encore celle-ci. Je me flatte qu'on ne m'arrêtera pas ici , pour me dire que cette propriété dans les corps , de pefer les uns vers les autres , eft moins concevable que celle que tout le monde y reconnoît. La maniere dont les propriétés réfident dans un fujet eft toujours inconcevable pour nous. Le peuple n'eft point étonné lorfqu'il voit un corps en mouvement communiquer ce mouvement à d'autres ; l'habitude qu'il a de voir ce phénomene l'empêche...
Page 162 - Enfin , dans des chofes aufli inconnues que nous le font les planetes qui circulent autour de ces Soleils , leurs nombres , leurs excentricités , les temps de leurs révolutions , les combinaifons des effets de ces planetes les unes fur les autres , on voit qu'il n'y aura que trop de quoi fatisfaire à tous les phénomenes d'apparition & de difparition , d'augmentation & de diminution de lumiere.
Page 150 - ... si le fer est arrêté, l'aimant ira vers lui; et si tous deux sont libres , ils s'approcheront réciproquement l'un de l'autre; en sorte toutefois que le plus fort des deux fera le moins de chemin.

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