Œuvres de P. Corneille: L'imitation de Jésus Christ traduite et paraphrasée en vers françois

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L. Hachette et Cie
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Page 6 - ... point d'autre but que le service de ce grand maître et l'utilité du prochain. C'est ce qui m'a fait choisir la traduction de cette sainte morale, qui, par la simplicité de son style , ferme la porte aux plus beaux ornements de la poésie, et, bien loin d'augmenter ma réputation , semble sacrifier à la gloire du souverain Auteur tout ce que j'en ai pu aequérir en ce genre d'écrire.
Page 264 - ILS sèment la parole obscure, simple et nue ; Mais dans l'obscurité tu rends l'œil clairvoyant, Et joins du haut du ciel à la lettre qui tue L'esprit vivifiant. LEUR bouche sous l'énigme annonce le mystère, Mais tu nous en fais voir le sens le plus caché : Ils nous prêchent tes lois, mais ton secours fait faire Tout ce qu'ils ont prêché.
Page 5 - Elles me plongèrent dans une réflexion sérieuse, qu'il fallait comparaître devant Dieu, et lui rendre compte du talent dont il m'avait favorisé. Je considérai ensuite que ce n'était pas assez de l'avoir si heureusement réduit à purger notre théâtre des ordures que les premiers siècles y avaient comme incorporées, et des licences que les derniers y avaient souffertes ; qu'il ne me...
Page 212 - Ne mets point ton espoir sur un frêle roseau Qui penche au gré du vent, qui branle au gré de l'eau, Sur le monde en un mot, ni sur sa flatterie ; Sa gloire n'est qu'un songe, et ce qu'il en fait voir Pour surprendre un moment de folle rêverie, Comme la fleur de la prairie, Tombera du matin au soir.
Page 262 - Ce qu'ordonnent de moi tes saintes volontés, Et réduis mes désirs au seul désir d'entendre Tes hautes vérités. MAIS désarme d'éclairs ta divine éloquence, Fais-la couler sans bruit au milieu de mon cœur : Qu'elle ait de la rosée et la vive abondance Et l'aimable douceur. Vous la craigniez, Hébreux, vous croyiez que la foudre. Que la mort la suivît, et dût tout désoler, Vous qui dans le désert ne pouviez vous résoudre A l'entendre parler.
Page ii - Jésus-Christ , ce qu'il fit. Ce premier livre fut trouvé si beau , que M. Corneille m'a dit qu'il avoit été réimprimé jusqu'à trente-deux fois. La reine, après l'avoir lu, pria M.
Page 9 - Le peu de disposition que les matières y ont à la poésie, le peu de liaison, non seulement d'un chapitre avec l'autre, mais d'une période même avec celle qui la suit, et les répétitions assidues qui se trouvent dans l'original sont des obstacles assez malaisés à surmonter, et qui par conséquent méritent bien que vous me fassiez quelque grâce.
Page 333 - Je demeure immobile en ce mortel effroi , Et partout sous mes pas je trouve un précipice; Je vois quel est mon crime, et quelle est ta justice, Et je sais que le ciel n'est pas pur devant toi. Tes anges devant toi n'ont pas été sans tache , Et tu n'as rien permis à ta pitié pour eux : Étant plus criminel , serais-je plus heureux , Moi qu'à cette justice aucune ombre ne cache?
Page xi - Par la lecture, il est constant que l'auteur était prêtre; j'y trouve quelque apparence qu'il était moine; mais j'y trouve aussi quelque répugnance à le croire Italien. Les mots grossiers dont il se sert assez souvent sentent bien autant le latin de nos vieilles pancartes que la corruption de celui de delà les monts; et...
Page 462 - Je le veux, ô mon Dieu! si je fais quelque bien, Pour en louer ton nom qu'on supprime le mien , Que l'univers entier par de communs suffrages Sur le mépris des miens élève tes ouvrages, Que même en celui-ci mon nom soit ignoré Afin que le tien seul en soit mieux adoré, Que ton saint Esprit seul en ait toute la gloire , Sans que louange aucune honore ma mémoire, Et que puisse à mes yeux s'emparer qui voudra De la plus douce odeur que mon vers répandra.

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