Œuvres dramatiques de N. Destouches: Le philosophe marié. L'envieux. Les philosophes amoureux. Le glorieux. L'enfant gâté

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Popular passages

Page 304 - J'ai toujours eu pour maxime incontestable que, quelque amusante que puisse être une comédie, c'est un ouvrage imparfait et même dangereux, si l'auteur ne s'y propose pas de corriger les mœurs, de tomber sur le ridicule, de décrier le vice et de mettre la vertu dans un si beau jour, qu'elle s'attire l'estime et la vénération publique.
Page 357 - Pasquin lit la lettre.) LE COMTE, après avoir lu ce qu'il écrivait . Tu ne partiras point; et c'est une bassesse Dans les gens de mon rang d'outrer la politesse. Un homme tel que moi se feroit déshonneur Si sa plume à quelqu'un donnoit du Monseigneur.
Page 365 - Moi, je ne l'aime point, car c'est une traîtresse Qui fait dire souvent ce qu'on ne pense pas. Je hais, je fuis ces gens qui font les délicats, Dont la fière grandeur d'un rien se formalise...
Page 20 - Vous avoir pour époux Est un bonheur pour moi si touchant et si doux} Il me flatte à tel point, j'en suis si glorieuse, Que , s'il étoit connu , je serois trop heureuse.
Page 370 - II sent qu'il a besoin de se donner du lustre , Et d'acheter l'éclat d'une alliance illustre. De ces hommes nouveaux c'est là l'ambition. L'avarice est d'abord leur grande passion ; Mais ils changent d'objet dès qu'elle est satisfaite , Et courent les honneurs quand la fortune est faite...
Page 364 - Cher Comte! Nous voilà grands amis, ce me semble. LISIMON. Ma foi, je suis ravi que nous logions ensemble. LE COMTE, froidement. J'en suis fort aise aussi. LISIMON. Parbleu ! nous boirons bien. Vous buvez sec, dit-on; moi, je n'y laisse rien. Je suis impatient de vous verser rasade, Et ce sera bientôt. Mais êtes-vous malade? A votre froide mine, à votre sombre accueil... LE COMTE, à Pasquin qui présente un siège.
Page 316 - C'est l'homme le plus vain qu'ait produit la nature. Pour ses inférieurs plein d'un mépris choquant, Avec ses égaux même il prend l'air important ; Si fier de ses aïeux, si fier de sa noblesse, Qu'il croit être ici-bas le seul de son espèce; Persuadé d'ailleurs de son habileté, Et décidant sur tout avec autorité ; Se croyant en tout genre un mérite suprême ; Dédaignant tout le monde , et s'admirant lui-même. En un mot, des mortels le plus impérieux, Et le plus suffisant , et le plus...
Page 330 - La fille de céans, à présent ma maîtresse, Mon amie au couvent, sensible à ma tristesse, Sur le point de sortir, m'offrit obligeamment De me prendre auprès d'elle. Elle me fit serment Que je serois plutôt compagne que suivante : Je ne pus résister à son offre pressante.
Page 377 - Vous allez m'alarmer Par le portrait brillant que vous en voulez faire. Je commence à sentir que je suis téméraire D'entrer en concurrence avec un tel rival, Quoiqu'il soit, m'at-on dit, un franc original. Oui, oui, j'ouvre les yeux. Ma figure, mon âge...
Page 395 - Oui, ma reine; et faites votre compte, Que dans tout le royaume il n'est point de seigneur Qui soutienne son rang avec plus de splendeur. Meutes , chevaux , piqueurs, superbes équipages, Table ouverte en tout temps, deux écuyers , six pages, Domestiques sans nombre et bien entretenus; Tout cela ne sauroit manger ses revenus.

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