1793, L'insurrection vendéenne et les malentendus de la liberté

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Albin Michel, Nov 2, 2012 - Fiction - 200 pages
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Lorsque les paysans vendéens saisissent fourches, haches et faux à l'annonce de la levée des 300 000 hommes, lorsqu'ils s'emparent de Machecoul, Saint-Florent et Cholet, Barère s'écrie : « La Vendée est mille fois plus à craindre que toutes les puissances européennes ». La République, menacée par la coalition des forces étrangères, secouée par les révoltes dans toutes les provinces, a trouvé son bouc émissaire. La Convention institue la Terreur comme instrument de régénération publique.
Vendéens et républicains se livrent alors une lutte à mort au nom de deux conceptions fanatiques de la liberté : l'une abstraite, héritée des philosophes - « Il n'y a pas de liberté pour les ennemis de la liberté » déclare Saint-Just -, l'autre populaire, préromantique, communale et religieuse.
Le 17 octobre 1793, lendemain de l'exécution de la reine, Kléber et Marceau écrasent l'armée vendéenne à Cholet. La population en fuite ne pourra échapper aux massacres sans limites de la répression.
Le monde moderne commence en 1793 par un bain de sang et un flot de paroles vaines. Certains de détenir la vérité, les révolutionnaires ont imposé une perversion qui aura une postérité désastreuse : la dictature de la liberté. Michel Ragon, depuis plus de quinze ans, rassemble pièces d'archives, notes et réflexions sur l'insurrection vendéenne. Il a écrit, dans ce grand livre vendéen, le récit poignant de ce cruel moment de notre histoire.

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About the author (2012)

Vendéen d’origine, Michel Ragon arrive à Paris à 23 ans et s’engage en 1948 comme pigiste au journal Arts, pour des articles sur la littérature prolétarienne. Très vite, il rencontre Hartung, Atlan, Schneider et Soulages, puis découvre le mouvement Cobra et la revue Cimaise à laquelle participe bientôt Pierre Restany.

Devenu ce critique d’art au flair redoutable que l’on connaît, Michel Ragon est l’auteur d’une oeuvre considérable. Il a publié entre autres Les Mouchoirs rouges de Cholet (1983, Grand Prix des lectrices de Elle, Goncourt du récit historique), Les ateliers de Soulages (1990), Le Roman de Rabelais (1993, Prix des Maisons de la Presse, Prix Rabelais), la trilogie Enfance vendéenne (1994), Georges et Louise (2000), Un rossignol chantait (2001), Un amour de Jeanne (2003), La ferme d’en haut (2005), Le Prisonnier (2007), Dictionnaire de l’anarchie (2008) et Ils se croyaient illustres et immortels (2011).

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