(392 p.)

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chez J. J. Paschoud, 1809
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Popular passages

Page 109 - Lorsque la nature se charge de gouverner et de punir, ce serait une ambition bien folle et bien déplacée de prétendre nous mettre à sa place et prendre sur nous tout l'odieux de l'exécution. Livrons donc cet homme coupable à la peine prononcée par la nature. Il a agi contre...
Page 110 - ... trop abondants. Il faut qu'il sache que les lois de la nature, c'està-dire les lois de Dieu, l'ont condamné à vivre péniblement, pour le punir de les avoir violées...
Page 38 - Malgré cela , je ne crois pas que parmi mes lecteurs il s'en trouve beaucoup qui se livrent moins que moi à l'espoir de voir les hommes changer généralement de conduite à cet égard. Aussi, la principale raison pour laquelle je viens de tracer le tableau d'une société où la vertu que je recommande...
Page 15 - Tout nous porte à croire que le but du Créateur a été de peupler la terre; mais il paraît que ce but ne pouvait être atteint qu'en donnant à la population un accroissement plus rapide qu'aux subsistances. Et puisque la loi d'accroissement que nous avons reconnue n'a pas répandu les hommes trop rapidement sur la face du globe, il est assez évident qu'elle n'est pas disproportionnée à son objet.
Page 99 - ... formes , doivent nécessairement la contenir. Il résulte clairement des faits que nous avons rassemblés dans la première partie de cet ouvrage , que les pays soumis au despotisme , et qui sont le plus mal gouvernés , ont une population qui , quelque chétive qu'elle soit, est très-grande en proportion de leurs moyens de subsistance, et surpasse sous ce rapport celle des pays mieux gouvernés. Par une suite inévitable de cet ordre de choses , les salaires y sont très-bas.
Page 2 - ... le malheur'. Si ce point de vue est juste, notre choix ne peut être douteux. Puisqu'il faut que la population soit contenue par quelque obstacle, il vaut mieux que ce soit par la prudente prévoyance des difficultés qu'entraîné la charge d'une famille, que par le sentiment actuel du besoin et de la souffrance.
Page 20 - El parmi les vertus, ils mettaient au premier rang la prudence; quelques-uns même y rapportaient toutes les autres. La religion chrétienne place notre félicité présente et future dans l'exercice des vertus qui peuvent préparer à de plus sublimes jouissances, et exige en conséquence avec plus de rigueur que nous soumettions nos passions à l'empire de la raison, ce qui est la première maxime de la prudence.
Page 92 - ... mais dans l'un et l'autre cas, il s'agit moins de droit que de puissance... Ni avant ni après l'institution des lois sociales, un nombre illimité d'individus n'a joui de la faculté de vivre ; et avant comme après, celui qui s'est vu privé de cette faculté, s'est aussi vu privé du droit de l'exercer.
Page 239 - ... que nous sommes assurés, non-seulement par la contemplation de ces lois, mais par le témoignage de nos sens, que l'homme ne peut vivre sans manger, si nous prétendons obéir au Créateur en augmentant la population sans aucun moyen de la nourrir, nous agissons comme un cultivateur qui répandrait son grain au bord des chemins, dans les haies, et dans tous les lieux où il sait qu'il ne peut pas croître.
Page 35 - Créateur paroît être de nous détourner du vice par les maux qu'il entraîne , et de nous engager à la pratique de la vertu par la félicité qui marche à sa suite. Un tel plan , autant que nous en pouvons juger , est digne de sa bonté. Les lois de la nature relatives à la population ont manifestement cette tendance. Il est donc impossible d'en tirer aucun argument contre la bonté divine, qui ne soit egalement applicable à tous les maux auxquels nous sommes assujettis.