A propos de l'Exposition rétrospective: causerie faite le 3 avril 1903 à la Classe des beaux-arts sur Mme Eynard-Lullin et Mme Necker-de Saussure

Front Cover
Impr. du Journal de Genève, 1903 - Exposition rétrospective de miniatures et objets de parure - 47 pages
0 Reviews
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Common terms and phrases

Popular passages

Page 21 - ... dans un éloquent discours prononcé à la Chambre des députés, Léon de Malleville put-il s'écrier, aux applaudissements de l'assistance : « Ce ne sont pas les gouvernements de l'Europe qui ont sauvé la Grèce : c'est l'opinion publique, c'est un simple citoyen de Genève, M. Eynard, qui a appelé toute l'Europe au secours de la Grèce ». EDOUARD CHAPUISAT i.
Page 39 - ... l'excès jusque dans les qualités, quand en les déployant on se rendrait désagréable. Sans doute, il est peu de vertus qui ne demandent pour s'exercer un fond d'énergie dans le caractère, et pourtant il y a presque toujours un point auquel les femmes doivent s'arrêter. L'idée du devoir prise a part, a peut-être quelque chose de trop absolu pour trouver en elle-même sa juste limite ; en l'appliquant à l'économie, à l'exactitude, on pourrait aller jusqu'à la petitesse, jusqu'à l'avarice;...
Page 48 - Lorsqu'on néglige de consulter le goût délicat qui serait naturel aux femmes, on se prive du mouvement qu'elles imprimeraient aux arts libéraux; et pourtant ces arts ont besoin d'être applaudis par elles. Enthousiastes de la beauté, avides d'impressions nouvelles, les femmes semblent destinées à entretenir cette flamme d'inspiration qui ne se sépare jamais d'une vive sensibilité. Et si, comme artistes, la force créatrice leur manque peut-être...
Page 39 - Une âme sereine et bienveillante est accessible a mille plaisirs. Tout est amusement dans le spectacle du monde quand un misérable retour sur soi ne vient pas rétrécir l'esprit. La mode et ses inventions toujours nouvelles, ce changement continuel dans la forme des habits, des ameublements, des jardins, des bâtiments; tout ce qui fait vivre des milliers d'ouvriers, fermenter de nombreuses têtes d'artistes, enfin tout ce mouvement si récréatif d'une civilisation avancée, est rarement jugée...
Page 40 - A l'égard de la vanité , l'on a parfaitement raison, je l'accorde j, mais rien n'y ressemble moins que l'amour du beau , sentiment qui a sa source au dedans , tandis que la vanité ne consulte que l'opinion des autres. Et quant à la frivolité, comment donner un sens à ce mot ? Hors ce qu'exige l'étroite nécessité , qu'est-ce qui n'est pas frivole dans la vie humaine? Tout est frivole dans les vœux de chaque âge pour ceux qui l'ont dépassé, tout le paraîtra un jour pour nous dans ce qui...
Page 39 - ... du beau n'avertissait pas à temps une femme. Il lui donne le tact de ce qui serait ridicule et de ce qui dérogerait à cet idéal de grâce et de dignité qu'il lui a fait concevoir. Les langues souvent si spirituelles, ont consacré sous le nom...
Page 48 - ... à entretenir cette flamme d'inspiration qui ne se sépare jamais d'une vive sensibilité. Et si, comme artistes, la force créatrice leur manque peut-être à elles-mêmes ; si, malgré de brillants succès, on ne peut leur attribuer aucune de ces grandes œuvres qui font la gloire d'un siècle et d'une nation, elles sont du moins faites pour se placer avant et après l'œuvre du génie, pour en solliciter d'abord l'entreprise et ensuite le perfectionnement.
Page 43 - ... ôte; une œuvre plus intérieure se poursuit toujours. Mais ceci devient trop profond, trop intime, dirai-je trop personnel, pour être dépeint avec détail par celle qui touche à ce terme. La vieillesse garde son secret, et, si nous ne désirions offrir quelques réflexions salutaires, nous craindrions de soulever le voile dont les sentimens s'enveloppent à cet âge.
Page 48 - ... de tout ce qui les rend aimables et sacrées. Lorsqu'on néglige de consulter le goût délicat qui serait naturel aux femmes, on se prive du mouvement qu'elles imprimeraient aux arts libéraux ; et pourtant ces arts ont besoin d'être applaudis par elles. Enthousiastes de la beauté, avides d'impressions nouvelles, les femmes semblent destinées a entretenir celte flamme d'inspiration qui ne se sépare jamais d'une vive sensibilité.
Page 26 - Sommaglia, au prince Pignatelli, au cardinal Orsini. Puis, le 5 février, il se met en route pour Naples. Ils couchent à Castelgandolfo et Saussure a une note presque romantique sur le lac d'Albano, «noir, profond...

Bibliographic information