Ambroise Pare: sa vie, son oeuvre (1509-1590) ...

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Libraire Medicale et Jules Rousset, 1900 - 57 pages
 

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Page 18 - Depuis ce temps jusqu'à deux heures de l'après-midi, il va chez cinquante particuliers peigner des perruques, attendre dans l'antichambre ou sur l'escalier la commodité des pratiques, mettre les cheveux des uns en papillotes, passer les autres au fer, et leur faire le poil à tous. Vers le soir, s'il est de ceux qui ont envie de s'instruire, il prendra un livre. Mais la fatigue et le dégoût que cause nécessairement l'étude à ceux qui n'y sont point...
Page 21 - Ces fonctions ne devaient pas être ordinaires, car il nous apprend, que dans un hiver rigoureux, quatre malades ayant eu le bout du nez gelé, ce fut lui-même qui leur en fit l'amputation.
Page 22 - ... que, par l'espace de trois ans, j'ai résidé en l'Hôtel-Dieu de Paris, où j'ai eu le moyen de voir et connaître (eu égard à la grande diversité des malades y gisant ordinairement) tout ce qui peut être d'altération et maladie au corps humain, et ensemble y apprendre sur une infinité de corps morts tout ce qui se peut dire et considérer sur l'anatomie, ainsi que souvent j'en ai fait preuve très suffisante, et cela publiquement, à Paris, aux écoles de médecine.
Page 30 - La méthode de traicter les playes faites par a hacquebuses et austres bastons à feu et de celles qui « sont faictes par flèches, dardzet semblables ; aussi des « combustions spécialement faictes par la pouldre à canon « composée par Ambroyse Paré maistre barbier chi...
Page 54 - ... parlé et parloit librement pour la paix et pour le bien du peuple : ce qui le faisoit autant aimer des bons comme mal vouloir et haïr des meschans, le nombre desquels surpassoit de beaucoup l'autre, principalement à Paris, où les mutins avoient toute...
Page 25 - Provence et d'Italie l'occasion et le mérite de combattre et de ruiner une doctrine universellement admise et soutenue par la plus haute renommée chirurgicale de l'époque.
Page 18 - ... de faire le poil à un paysan qui entre « Jamais homme n'a exigé tant de respect d'un domestique et jamais, dans les îles, un blanc n'a cherché plus avidement à profiter de l'argent que lui coûte un nègre, qu'un maître chirurgien à profiter du pain et de l'eau qu'il donne à ses garçons. Une autre après-midi que...
Page 18 - ... maître chirurgien à profiter du pain et de l'eau qu'il donne à ses garçons. Une autre après-midi que celle où ils ont congé , il ne leur permettra pas de sortir pour aller aux Leçons publiques , de peur de perdre l'argent d'une barbe qui ne viendra peut-être pas. C'est pourquoi les médecins, poussés par un esprit de charité, faisaient à ces pauvres jeunes gens des Leçons de chirurgie dès quatre heures du matin '. » De semblables relations ne devaient pas laisser dans l'esprit...
Page 17 - Malgaigne, l'apprenti apprenait à faire la barbe, à peigner, à fabriquer des lancettes : il assistait son patron dans le pansement des plaies simples, des tumeurs qui n'exigeaient pas d'opération, et des ulcères.
Page iii - Membre de l'Académie de médecine Chevalier de la Légion d'Honneur AVANT-PROPOS La vie d'Ambroise Paré, a plusieurs fois déjà, tenté la plume de l'historien.

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