Audubon, naturaliste américain: Étude biographique

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V. Masson et fils, 1862 - 40 pages
 

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Page 47 - ... forme, et le plus brillant pour les couleurs. Les pierres et les métaux polis par notre art ne sont pas comparables à ce bijou de la nature ; elle l'a placé dans l'ordre des oiseaux au dernier degré de...
Page 48 - Rien n'égale la vivacité de ces petits oiseaux si ce n'est leur courage, ou plutôt leur audace : on les voit poursuivre avec furie des oiseaux vingt fois plus gros qu'eux, s'attacher, à leur corps, et se laissant emporter par leur vol , les becqueter à coups redoublés , jusqu'à ce qu'ils aient assoupi leur petite colère. Quelquefois même ils se livrent entre eux de très-vifs combats : l'impatience parait être leur âme. S'ils s'approchent...
Page 48 - JUA nature , en prodiguant tant de beautés à l'oiseau-mouche , n'a pas oublié le colibri, son voisin et son proche parent; elle l'a produit dans le même climat et formé sur le même modèle : aussi brillant , aussi léger que l'oiseau-mouche, et vivant comme lui sur les fleurs , le colibri est paré de même de tout ce que les plus riches couleurs ont d'éclatant , de moelleux , de suave ; et ce que nous avons dit de la beauté de...
Page 47 - L'émeraude, le rubis, la topaze brillent sur ses habits, il ne les souille jamais de la poussière de la terre, et, dans sa vie tout aérienne, on le voit à peine toucher le gazon par instants; il est toujours en l'air, volant de fleurs en fleurs; il a leur fraîcheur comme il a leur éclat : il vit de leur nectar et n'habite que " les climats où sans cesse elles se renouvellent. C'est dans les contrées les plus chaudes du Nouveau-Monde que se trouvent toutes les espèces d'oiseaux-mouches; elles...
Page 35 - Hardensbourg de cinquante-cinq milles; les pigeons passaicnl toujours en même nombre, et continuèrent ainsi pendant trois jours sans cesser. Tout le -monde avait pris les armes; les bords de l'Ohio étaient couverts d'hommes et de jeunes garçons fusillant sans relâche les pauvres voyageurs qui volaient plus bas en passant la rivière. Des multitudes furent détruites; pendant une semaine et plus toute la population ne se nourrit que de pigeons, et pendant tout ce temps l'atmosphère resta fortement...
Page 9 - Cette singularité a influé, dans tout le cours de ma vie , sur nies idées , sur mes sentiments. Je bégayais à peine ces premiers mots qui causent tant de joie à une mère, je pouvais à peine faire quelques pas, que les teintes diverses du feuillage et la nuance azurée du ciel me pénétraient d'une joie enfantine; mon intimité commençait à naître avec cette nature que j'ai tant aimée, et qui m'en a récompensé par tant de vives jouissances; intimité qui ne s'est jamais affaiblie, et...
Page 48 - C'est dans les contrées les plus chaudes du nouveau monde que se trouvent toutes les espèces d'oiseauxmouches ; elles sont assez nombreuses, et paraissent confinées entre les deux tropiques, car ceux qui s'avancent en été dans les zones tempérées n'y font qu'un court séjour ; ils semblent suivre le soleil, s'avancer, se retirer avec lui, et voler sur l'aile des zéphyrs à la suite d'un printemps éternel.
Page 23 - L'espace occupé naguère par tous ces arbres, n'était plus qu'une arène vide, semée de racines et de débris. Vous eussiez dit le lit du Meschacébé mis à nu. Les cataractes du Niagara ne hurlent pas avec plus de violence; l'impétuosité de leur chute n'est pas plus terrible. « Quand la première violence de l'ouragan fut apaisée et comme assouvie, des milliers de rameaux fracassés volaient encore dans l'air, et la marche de la colonne dense qui signalait le passage de la tempête dura...
Page 13 - ... presque en poussière ; lit commode et doux , sur lequel reposait toute une couvée de rats de Norwége. Un couple de ces animaux avait rongé le bois, s'était introduit dans la boîte et y avait installé sa famille. Voilà tout ce qui me restait de mes travaux ; près de deux mille habitants de l'air, dessinés et coloriés de ma main, étaient anéantis. Une ardeur...
Page 14 - Voilà tout ce qui me restait de mes travaux ; près de deux mille habitants de l'air, dessinés et coloriés de ma main, étaient anéantis. Une ardeur brûlante traversa mon cerveau comme une flèche de feu ; tous mes nerfs ébranlés frémirent : j'eus la fièvre pendant plusieurs semaines. Enfin la force physique et la force morale se réveillèrent en moi. Je repris mon fusil, ma gibecière, mes crayons, et je me replongeai dans mes forêts, comme si rien ne fût arrivé. Me voilà recommençant...

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