Autour de l'île Bourbon et de Madagascar: fragments de lettres familières

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A. Lemerre, 1891 - Madagascar - 290 pages
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Page 57 - Enfin! nous l'avons abordée cette terre de Madagascar, objet de nos patriotiques convoitises! Terre française que les rivaux de la France ont essayé de nous ravir et que la fortune de notre patrie a sauvée, malgré les intrigues de nos ennemis et malgré la sottise de quelques mauvais Français. Comme mon cœur a bondi dans ma poitrine en la découvrant ce matin, au loin, et en y mettant pied à terre, cet après-midi!
Page 104 - ... que la lutte pour la vie élimine et étouffe, ou déclasse et pousse au crime sur le sol natal trop encombré.
Page 278 - En résumé, en moins d'un mois, j'ai fait deux fois le tour de l'île; j'ai traversé l'île deux fois dans sa largeur, de Saint-André à la Possession, — et de Saint-Benoît à Saint-Louis. — Je suis allé deux fois au pied du Piton des Neiges, en des points opposés : Salazie, Cilaos. J'ai vu des masses de monde en réunions publiques. J'ai causé à fond avec beaucoup de monde. Je me suis informé de toutes choses : si je ne connais pas mon pays, je ne le connaîtrai jamais.
Page 64 - La mollesse du ministère fait que tout ce qu'il ya d'étrangers à Madagascar se moque de la France et nous trahit avec les Hovas sans se gêner. Les choses ont été poussées si loin que l'amiral s'est décidé à faire un exemple. Après la reconnaissance sur Farafate, dont vous connaissez déjà les détails en France, on a surpris, sur un protégé anglais, commis de la fameuse maison Procter, des correspondances avec les Hovas. Cet homme a été convaincu de trahison.
Page 77 - Un pasteur protestant français (de Marseille) a traduit ce livre, et, dans sa préface, on lit cette phrase : « Nous » sommes obligé de reconnaître qu'il est heureux, » pour le vrai bien .de Madagascar, que l'influence » anglaise ait prévalu dans cette île sur celle de la » France et le christianisme évangélique sur celui de » Rome ». L'honnête Henry d'Escamps trouve ce langage invraisemblable, impossible, impie ! Voire, c'est ce \ que dit la dame bretonne; c'est aussi ce que dit MR...
Page 103 - Il ya un pays où les animaux de boucherie et de basse-cour, le gibier, les grains nourriciers, en un mot tout ce qui est nécessaire à la vie, pousse à profusion, à ne savoir qu'en faire. Il ya dans ce pays des pierres précieuses, de l'or, et, ce qui vaut mieux, du bois, de la houille, du fer, des quantités de matières premières, que nous ferions bien de prendre là, chez nous (comme fait l'Angleterre dans ses colonies), au lieu de rester tributaires de l'étranger.
Page 104 - ... sur notre vieux sol d'Europe trop encombré. Ce pays à peu près inexploité, encore tout neuf, ce sol vierge, est à nous depuis plus de deux cents ans. Il nous appartient, il est notre propriété. La négligence ou l'impéritie de nos gouvernants a failli nous le faire perdre.
Page 71 - Ah! ceux qui travaillent à rendre stériles les sacrifices de la France à Madagascar sont bien coupables ! nos méthodistes, nos faibles ministres, nos politiciens légers ont fait et continuent à faire beaucoup de mal.
Page 103 - ... fait l'Angleterre dans ses colonies), au lieu de rester tributaires de l'étranger. Ce pays, plus grand que la France, est à peu près vide d'habitants (deux millions cinq cent mille], et pourrait nourrir une population de quarante millions d'âmes. Les naturels sont dou^c, intelligente, assimilables, dévoués; de vastes espaces sont inoccupés.
Page 138 - L'aspect de la ville de Majunga est agréable et original. Les maisons, de style arabe ou indien, à murailles épaisses, sont surmontées de terrasses et fort bien disposées pour garder une température fraîche, malgré la chaleur du jour. Les boutiques ressemblent à celles du village indien de Nossi-Bé.

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