Bas les coeurs: 1870-1871

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A. Savine, 1889 - 336 pages
 

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Page 53 - Le glorieux drapeau que nous déployons encore une fois devant ceux qui nous provoquent est le même qui porta à travers l'Europe les idées civilisatrices de notre grande Révolution. Il représente les mêmes principes ; il inspirera les mêmes dévouements.
Page 43 - LA MARSEILLAISE Allons, enfants de la patrie, Le jour de gloire est arrivé ! Contre nous de la tyrannie L'étendard sanglant est levé ! Entendez-vous dans les campagnes Mugir ces féroces soldats?
Page 56 - Les Prussiens ont fait une courte résistance. « Nous étions en première ligne, mais les balles et les boulets tombaient à nos pieds. « Louis a conservé une balle qui est tombée tout auprès de lui.
Page 23 - Son regard, que je sens peser sur moi, m'a rendu un peu sournois. Paresseux au possible, je joue les studieux — en truquant de toutes les façons. — Je lui désobéis rarement. Je n'ai pas peur qu'il me mette à mort, comme Brutus. Je crains qu'il ne me fasse remarquer, de son ton froid, qu'il a la bonté de ne pas me priver de dessert.
Page 68 - ... subi un échec; soyons fermes dans ce revers, et hâtons-nous de le réparer. Qu'il n'y ait parmi nous qu'un seul parti, celui de la France; qu'un seul drapeau, celui de l'honneur national. Je viens au milieu de vous, fidèle à ma mission et à mon devoir; vous me verrez la première au danger pour défendre le drapeau de la France. J'adjure tous les bons citoyens de maintenir l'ordre. Le troubler serait conspirer avec nos ennemis . Palais des Tuileries, 7 août, onze heures du matin.
Page 87 - Hier soir, de 6 heures et quart à 9 heures et demie, la gare des marchandises de Reims a été mise au pillage par trois ou quatre cents traînards du corps de Failly. Ces soldats, appartenant à diverses armes et notamment à l'artillerie, s'étaient entendus à l'avance avec une cinquantaine de revendeurs. Ils ont brisé ou ouvert près de cent cinquante wagons, ont jeté sur les voies, au risque d'amener d'horribles accidents, les tonneaux de vin et de poudre, les caisses de biscuits et de cartouches,...
Page 53 - ... la discipline, enflammée par l'amour de la patrie. Quel que soit le chemin que nous prenions, hors de nos frontières, nous y trouverons les traces glorieuses de nos pères. Nous nous montrerons dignes d'eux. La France entière vous suit de ses vœux ardents et l'univers a les yeux sur vous. De nos succès dépend le sort de la liberté et de la civilisation.
Page 22 - J'ai grandi au milieu de discussions d'intérêt coupées de scènes de plus en plus violentes jusqu'à la mort de ma mère. Ces scènes ont effacé en moi, à la longue, son image douce et bonne, et je ne peux plus la voir quand j'évoque son souvenir, que pâle et craintive, baissant la tête, pauvre bête maltraitée sans pitié par son maître, et fuyant sous les coups. J'ai gardé aussi, de ce temps-là, une grande frayeur de mon père.
Page 334 - Moi, je connais Thiers. Je sais ce qu'il a été. Je sais ce qu'il est. Je ne saluerai pas. La voiture est déjà passée, et je n'ai pas salué, je n'ai pas mis le doigt à mon chapeau. Mon père se tourne vers moi : — Pourquoi n'as-tu pas salué? Je ne réponds pas. Il lève la main. Qu'il frappe.
Page 279 - ... le patriotisme de l'épicier et celui du journaliste — les journalistes! Quels misérables! — ... Mais le patriotisme de première classe, le patriotisme extra, le fin et le râpé, c'est celui de Gambetta. Ah! celui-là, par exemple, j'espère bien lui voir élever une statue avant ma mort... Ni un pouce du sol, ni une pierre de forteresse!... Et une fierté de théâtre, et des phrases creuses, et des déclamations ampoulées, et encore 92 — lorsqu'il n'ya plus ni soldats, ni armes, ni...

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