Bossuet de la jeunesse, ou Morceaux extraits des principaux ouvrages de B. par D. Saucié

Front Cover
A. Mame, 1846 - 414 pages
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 153 - ... notre chair change bientôt de nature ; notre corps prend un autre nom: même celui de cadavre, dit Tertullien (i), parce qu'il nous montre encore quelque forme humaine, ne lui demeure pas longtemps; il devient un je ne sais quoi...
Page 171 - ... le combat. Pendant qu'avec un air assuré il s'avance pour recevoir la parole de ces braves gens, ceux-ci , toujours en garde, craignent la surprise de quelque nouvelle attaque ; leur effroyable décharge met les nôtres en furie. On ne voit plus que carnage; le sang enivre le soldat, jusqu'à ce que le grand prince, qui ne put voir égorger ces lions comme de timides brebis, calma les courages émus, et joignit au plaisir de vaincre celui de pardonner.
Page 176 - La véritable victoire, celle qui met sous nos pieds le monde entier, c'est notre foi. » Jouissez, prince, de cette victoire, jouissez-en éternellement par l'immortelle vertu de ce sacrifice ; agréez ces derniers efforts d'une voix qui vous fut connue : vous mettrez fin à tous ces discours.
Page 135 - ... ira, cet ignorant dans l'art de bien dire, avec cette locution rude, avec cette phrase qui sent l'étranger, il ira en cette Grèce polie, la mère des philosophes et des orateurs, et, malgré la résistance du monde, il y établira plus d'églises que Platon n'ya gagné de disciples par cette éloquence qu'on a crue divine.
Page 174 - Venez, peuples, venez maintenant; mais venez plutôt, princes et seigneurs; et vous qui jugez la terre, et vous qui ouvrez aux hommes les portes du ciel, et vous, plus que tous les autres, princes et princesses, nobles rejetons de tant de rois, lumières de la France, mais aujourd'hui obscurcies et couvertes de votre douleur comme d'un nuage; venez voirie peu qui nous reste d'une si auguste naissance, de tant de grandeur, de tant de gloire.
Page 110 - Tertullien * , parce qu'il nous montre encore quelque forme humaine, ne lui demeure pas longtemps: il devient un je ne sais quoi, qui n'a plus de nom dans aucune langue; tant il est vrai que tout meurt en lui, jusqu'à ces termes funèbres par lesquels on exprimait ses malheureux restes.
Page 148 - Quand une fois on a trouvé le moyen de prendre la multitude par l'appât de la b'berté , elle suit en aveugle , pourvu qu'elle en entende seulement le nom. Ceux-ci , occupés du premier objet qui les avait transportés, allaient toujours, sans regarder qu'ils allaient à la servitude...
Page 152 - Monsieur, toute la cour, tout le peuple, tout est abattu, tout est désespéré ; et il me semble que je vois l'accomplissement de cette parole du prophète : ." Le roi pleurera, le prince sera désolé, et les mains tomberont au peuple de douleur et d'étonnement.
Page 152 - Considérez, Messieurs, ces grandes puissances que nous regardons de si bas. Pendant que nous tremblons sous leur main, Dieu les frappe pour nous avertir. Leur élévation en est la cause ; et il les épargne si peu qu'il ne craint pas de les sacrifier à l'instruction du reste des hommes.
Page 127 - Toujours entraîné , tu approches du gouffre affreux : déjà tout commence à s'effacer ; les jardins moins fleuris, les fleurs moins brillantes , leurs couleurs moins vives , les prairies* moins riantes, les eaux moins claires ; tout se ternit,* tout s'efface : l'ombre de la mort [ se présente ; ] on commence à sentir l'approche du gouffre fatal.

Bibliographic information