Briefwechsel zwischen Leibniz, Arnauld und dem Landgrafen Ernst von Hessen-Rheinfels

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Page 17 - Je n'en donnerai pour exemple que ce qu'il dit en l'article 13 : que la notion individuelle de chaque personne enferme une fois pour toutes ce qui lui arrivera à jamais, etc.
Page 155 - Carpourquoy le louer de ce qu'il a fait, s'il seroil également louable en faisant tout le contraire? Où sera donc sa justice et sa sagesse, s'il ne reste qu'un certain pouvoir despotique, si la volonté tient lieu de raison, et si selon la définition des tyrans , ce qui plaist au plus puissant est juste par là même?
Page 189 - Mais l'ame intelligente connoissant ce qu'elle est, et pouvant dire ce moy, qui dit beaucoup, ne demeure pas seulement et subsiste metaphysiquement, bien plus que les autres, mais elle demeure encor la même moralement et fait le même personnage. Car c'est le souvenir, ou la connoissance de ce moy, qui la rend capable de chastiment et de recompense.
Page 43 - Dieu actuels, mais non sans supposer quelquefois les mêmes décrets pris comme possibles. Car les possibilités des individuels ou des vérités contingentes enferment dans leur notion la possibilité de leurs causes, savoir des décrets libres de Dieu, en quoi elles sont différentes des possibilités des espèces ou vérités éternelles, qui dépendent du seul entendement de Dieu, sans en supposer la volonté, comme je l'ai déjà expliqué ci-dessus.
Page 159 - Et si quelqunn tracoit tout d'une suite une ligne qui seroit tantost droite, tantost cercle, tantost d'une autre nature, il est possible de trouver une notion ou règle ou équation commune à tous les points de cette ligne en vertu de la quelle ces mêmes changemens doivent arriver.
Page 195 - Si donc nous supposions par exemple le principe de contradiction, item que dans toute proposition véritable la notion du prédicat est enfermée dans celle du sujet, et quelques autres axiomes de cette nature, et si nous en pouvions prouver bien des choses aussi demonstrativement que le font les géomètres, ne trouveriés vous pas que cela seroit de conséquence?
Page 168 - On pourroit donc dire en quelque façon, et dans un bon sens, quoyqne éloigné de l'usage, qu'une substance particulière n'agit jamais sur une autre substance particulière et n'en pâtit non plus, si on considère que ce qui arrive à chacune n'est qu'une suite de son idée ou notion complète toute seule, puisque cette idée enferme déjà tous les prédicats ou evenemens, et exprime tout l'univers.
Page 161 - De plus toute substance est comme un monde entier et comme un miroir de Dieu ou bien de tout l'univers , qu'elle exprime chacune à sa façon , à peu près comme une même ville est diversement représentée selon les différentes situations de celuy qui la regarde.
Page 37 - La proposition dont il s'agit est de très grande importance*1 et mérite d'être bien établie, car il s'ensuit que toute âme est comme un monde à part, indépendant de toute autre chose hors de Dieu ; qu'elle n'est pas seulement immortelle et pour ainsi dire impassible, mais qu'elle garde dans sa substance des traces de tout ce qui lui arrive.
Page 160 - Or il est constant que toute prédication véritable a quelque fondement dans la nature des choses, et lors qu'une proposition n'est pas identique, c'est à dire lors que le prédicat n'est pas compris expressément dans le sujet, il faut qu'il y soit compris virtuellement, et c'est ce que les philosophes appellent in-esse , en disant que le prédicat est dans le sujet.

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