Calas, ou Le fanatisme: drame en quatre actes, en prose

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Au Bureau des Révolutions de Paris, 1791 - 120 pages
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Page xi - ... souffrir que des huguenots assassinassent un jeune homme élevé par elle, pour le punir d'aimer la religion de cette servante? Comment Lavaisse serait-il venu exprès de Bordeaux pour étrangler son ami dont il ignorait la conversion prétendue? Comment une mère tendre aurait-elle mis les mains sur son fils?
Page xii - Mon cher frère, vous n'avez plus qu'un instant à vivre : par ce Dieu que vous invoquez, en qui vous espérez et qui est mort pour vous, je vous conjure de rendre gloire à la vérité.
Page xvi - Elle s'imaginait que la capitale du royaume devait être encore plus barbare que celle du Languedoc. Enfin le devoir de venger la mémoire de son mari l'emporta sur sa faiblesse. Elle arriva à Paris prête d'expirer.
Page xii - O« il n'ya point de crimes , répond-il , il ne peut y avoir de complices. A l'amende honorable , il déclare que , pour l'expiation de ses fautes , il offre à Dieu...
Page i - Il paraissait si éloigné de cet absurde fanatisme qui rompt tous les liens de la société , qu'il approuva la conversion de son fils Louis Calas et qu'il avait depuis trente ans chez lui une servante zélée catholique, laquelle avait élevé tous ses enfants.
Page xiii - Le premier coup n'arrache au patient qu'un cri fort modéré; il reçoit les autres sans la moindre plainte. Placé ensuite sur la roue, il implore de nouveau le Ciel , le conjure de ne point imputer sa mort à ses juges, s'élève, par ses propres souffrances, aux plus hautes contemplations, et adresse au P.
Page iii - ... mère, Marc-Antoine leur fils aîné, Pierre leur second fils, mangèrent ensemble. Après le souper on se retira dans un petit salon : Marc-Antoine disparut ; enfin, lorsque le jeune Lavaisse voulut partir, Pierre Calas et lui, étant descendus, trouvèrent en bas, auprès du magasin, Marc-Antoine en chemise, pendu à une porte, et son habit plié sur le comptoir ; sa chemise n'était pas seulement dérangée; ses cheveux étaient bien peignés: il n'avait sur son corps aucune plaie, aucune...
Page 83 - Sont-ce ces sanglantes absurdités qu'a enfantées, dans les ténèbres , la haine d'une religion qui fait mon crime ? Sont-ce ces infractions sans nombre de vos capitouls , qui m'ont ravi les deux témoins de mon désespoir et des pleurs dont je baignais le corps de mon fils? Sont-ce ces mausolées et ces paimes du martyre , que les ministres de vos autels ont décernés solennellement à un homme qui peut-être...
Page xvii - Une foule prodigieuse de personnes de tout rang attendait dans la galerie du château la décision du conseil. On annonça bientôt au roi que toutes les voix, sans en excepter une , avaient ordonné que le parlement de Toulouse enverrait au conseil les pièces du procès, et les motifs de son arrêt qui avait fait expirer Jean Calas sur la roue.
Page ii - Un des fils de Jean Calas, nommé Marc- Antoine, était un homme de lettres; il passait pour un esprit inquiet, sombre et violent. Ce jeune homme ne pouvant réussir ni à entrer dans le négoce auquel il n'était pas propre, ni à être reçu avocat, parce qu'il fallait des certificats de catholicité qu'il ne put obtenir, résolut de finir sa vie, et fit pressentir...

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