Catherine: ou, La belle fermière. Comédie en trois actes et en prose, mêlée de chants

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Chez Maradan, libraire, 1793 - 92 pages
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Page 28 - B , froidement. Non, madame Catherine, non; on ne cède pas toujours à une folle passion, et l'on ne choisit pas toujours si mal. CATHERINE, avec sentiment. Mademoiselle, le sentiment qui laisse la liberté du choix ne fait pas plus l'éloge de celle qui l'éprouve que du malheureux qui l'inspire.
Page 45 - CATHER1NE, s'animant par degrés. Où trouver un cœur vraiment sincère? Quel est l'homme qui, dans sa vie, n'ait pas eu à se reprocher le malheur d'une femme ? Quelle est la femme qui n'ait pas une fois été victime de sa sensibilité? Et Ton s'étonne qu'elles deviennent fausses, méchantes, coquettes...
Page 43 - Votre tante veut votre bien; elle vous aime; elle vous aura, sans doule, découvert une fantaisie pour quelque jeune fille bien fraîche , bien niaise, bien crédule, que vous adorerez le premier mois de votre union, que vous négligerez le second , et que vous délaisserez le troisième, c'est tout simple; il n'ya rien dans tout cela que de fort ordinaire, et je m'étonne que vous ayez cru nécessaire de me consulter sur de pareilles choses.
Page 16 - Boniface d'Orneville , après lequel j'ai long-tems attendu, paraît nous avoir entièrement oubliées. D'ailleurs, un fils qu'il avait laissé à Paris hériterait avant nous; ainsi, nul espoir ne nous reste de ce Côté — Lussan et Fierval, tous deux mes voisins, mes alliés, tous deux d'un rang et d'un âge convenables, sont les seuls que la médiocrité de notre fortune n'ait pas rebutés , et je pense qu'il serait tems que vous fissiez un choix entre eux. Parlez-moi frai : lequel préférez-vous...
Page 22 - ... CATHERINE. Pourquoi pas, ma belle Demoiselle ? Il est toujours flatteur d'inspirer la bienveillance , et l'amitié d'une simple paysanne a bien son mérite , quand elle est franche et désintéressée comme la mienne. ÉLISE, la regardant fixement. Catherine, vous avez beau dire, ce n'est pas à moi que vous ferez croire que vous soyez née précisément dans votre état : vous ne sauriez dire deux phrases de suite sans vous trahir. LA MARQUISE. Ma fille a raison ; et, pour moi , j'ai pensé...
Page 36 - J'ignore d'où lui vient ce caprice, je ne sais à quoi attribuer... Je suis au désespoir ! FANCHETTE. Hélas! Monsieur, je n'avons pas d'meilleures nouvelles à vous donner. Madame Catherine vient tout à l'heure de me parler sur l'amour, sur l'mariage. J'ons voulu profiter du moment pour li dire ce que j'en pensions ; elle m'a traitée!...
Page 89 - ... accorder. CATHERINE. Je vous laisse le maître absolu de mon sort. Il n'est qu'une grâce sur laquelle j'insisterai. LA MARQUISE. Laquelle ? CATHERINE. C'est la permission de disposer de ma ferme en faveur de Fanchette. ( En riant. ) II est bien juste qu'elle soit récompensée de toutes les peines qu'elle a prises pour moi. LA MARQUISE. De grand cœur, ma chère enfant; je n'ai rien à te refuser. FANCHETTE, baisant la main de Catherine. Oh ! ma bonne maîtresse ! HENRI; dans son coin. Je serai...
Page 64 - ... assurer mon bonheur. Songez donc que demain, peut-être, nous serons l'un à l'autre, et que, de quelque fonds de tolérance dont je fasse provision en me mettant en ménage , encore ne pourrais -je souffrir qu'un rival m'enlevât la douceur de vous occuper uniquement , au moins le premier...
Page 18 - Mais n'est-il pas cruel pour moi de voir M. de Lussan se détacher, avant d'avoir pénétré mes dispositions, et cela sous les yeux d'un rival pour qui cet exemple peut devenir dangereux ? LA MARQUISE. Ah! voici du nouveau , par exemple ! Où avez-vous appris tout cela, Mademoiselle?... Comment donc! du manège ?... de la coquetterie ? — Prenez-y garde , mon enfant, ces petites habitudes parisiennes ne valent rien dans un ménage, et ne passeront jamais en mode à la campagne.
Page 21 - Vous ne savez pas quel est i:elui dont le sort peut vous contraindre un jour à vous nourrir. ÉLISE, ironiquement. La prophétie est bien placée ; mais je me flatte que je ne la vérifierai pas, et vous auriez pu me l'épargner. LA MABQUISE.

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