Chefs-d'oeuvre dramatiques de Voltaire ...

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Mme. veuve Dabo, 1824
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Page 52 - Quand on a tout perdu, quand on n'a plus d'espoir, La vie est un opprobre, et la mort un devoir.
Page 128 - Qu'à l'univers surpris cette grande action Soit un objet d'horreur ou d'admiration ; Mon esprit , peu jaloux de vivre en la mémoire , Ne considère point le reproche ou la gloire : Toujours indépendant , et toujours citoyen , Mon devoir me suffit, tout le reste n'est rien.
Page 257 - Il est des nœuds secrets, il est des sympathies Dont par le doux rapport les âmes assorties S'attachent l'une à l'autre et se laissent piquer Par ces je ne sais quoi qu'on ne peut expliquer.
Page 46 - C'est ma première faute; elle a troublé mes jours-* • Le Ciel m'en a puni ; le Ciel inexorable M'a conduit dans le piège et m'a rendu coupable. MÉROPE. Il ne l'est point; j'en crois son ingénuité : Le mensonge n'a point cette simplicité.
Page 165 - ... doit représenter une partie d'une place publique, le péristyle d'un palais, l'entrée d'un temple. Il doit être fait de sorte qu'un personnage, vu par les spectateurs, puisse ne l'être point par les autres personnages, selon le besoin. Il doit en imposer aux yeux, qu'il faut toujours séduire les premiers. Il doit être susceptible de la pompe la plus majestueuse. Tous les spectateurs doivent voir et entendre également, en quelque endroit qu'ils soient placés.
Page 157 - Hippolyte aime, et je n'en puis douter. Ce farouche Ennemi qu'on ne pouvait dompter, Qu'offensait le respect, qu'importunait la plainte, Ce Tigre, que jamais je n'abordai sans crainte, Soumis, apprivoisé, reconnaît un Vainqueur. Aricie a trouvé le chemin de son cœur.
Page 90 - Les enfants écrasés dans les bras de leurs mères ; Les frères méconnus immolés par leurs frères ; Soldats, prêtres, amis, l'un sur l'autre expirants ; On marche, on est porté sur les corps des mourants : On veut fuir, on revient ; et la foule pressée D'un bout du temple à l'autre est vingt fois repoussée.
Page 11 - On ne put imaginer qu'une femme, un enfant et un prêtre, pussent former une tragédie intéressante : l'ouvrage le plus approchant de la perfection qui soit jamais sorti de la main des hommes resta longtemps méprisé; et son illustre auteur mourut avec le chagrin d'avoir vu .son siècle éclairé, mais corrompu, ne pas rendre justice à son rjief-d'œuvrè.
Page 73 - Je suis sa mère. Hélas! mon amour m'a trahie. Oui, tu tiens dans tes mains le secret de ma vie ; Tu tiens le fils des dieux enchaîné devant toi, L'héritier de Cresphonte, et ton maître, et ton roi. Tu peux, si tu le veux, m'accuser d'imposture. Ce n'est pas aux tyrans à sentir la nature; Ton cœur, nourri de sang, n'en peut être frappé. Oui, c'est mon fils, te dis-je, au carnage échappé.
Page 9 - C'est la passion la plus théâtrale de toutes , la plus fertile en sentiments , la plus variée : elle doit être l'âme d'un ouvrage de théâtre , ou en être entièrement bannie. Si l'amour n'est pas tragique , il est insipide ; et s'il est tragique, il doit régner seul: il n'est pas fait pour la seconde place.

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