Chroniques étrangères relatives aux expéditions franc̜aises pendant le XIIIe siècle: publiées pour la première fois, élucidées et traduites

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Jean Alexandre C. Buchon
A. Desrez, 1840 - 802 pages
 

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Fréquemment cités

Page 328 - Iï se rappela ce que dit l'évangile , que Dieu ne veut point la mort du pécheur, mais sa conversion; et lui ne voulut point la mort du prince, mais il désira que par lui pût renaître la paix et la concorde ; sachant bien surtout qu'il n'avait participé en rien à la faute de son père, le roi Charles. Il avait au contraire ouï dire , et c'était la vérité , que la mort du roi Conrad lui avait...
Page 220 - ... ne veut absolument point de lumière, pour n'être vue de qui » que ce soit. Cette nouvelle lui fera grand plaisir. Et lorsqu'il «sera retiré en son appartement, et que chacun aura quitté la «cour, vous vous rendrez ici auprès de nous, au consulat; nous » nous y trouverons , les douze consuls ,• avec douze autres che«valiers et citoyens des plus notables de Montpellier et de la » baronnie , et madame Marie sera avec nous , accompagnée de » douze dames des plus honorables de la ville...
Page 234 - faveurs font les rois d'Arragon à leurs sujets, plus » que les autres rois ? » Je répondrai , premièrement ; qu'ils font observer aux nobles, prélats, chevaliers, citoyens, bourgeois, et gens des campagnes , la justice et la bonne foi, mieux qu'aucun autre seigneur de la terre; chacun peut devenir riche sans qu'il ait à craindre qu'il lui soit rien demandé...
Page 40 - Les fils de familles distinguées2, qui avaient des privilèges , devaient les conserver en proportion de leurs biens. Les hommages 3 et les avantages militaires devaient être répartis dans la même proportion. Le surplus appartenait de droit aux Francs. Quant aux habitants des campagnes, ils devaient rester sur le même pied qu'ils étaient sous la domination grecque.
Page 220 - Elle nous accompagnera près du seigneur roi, et nous emmènerons avec nous deux notaires des plus notables, l'official de l'évêque, deux chanoines et quatre bons religieux. Les hommes , les femmes et les filles porteront chacun un cierge à la main et l'allumeront au moment où madame la reine Marie entrera dans la chambre du roi. Tout le monde veillera là à la porte jusqu'à l'aube du jour. Alors vous ouvrirez la chambre, et nous entrerons tous le cierge à la main. Le seigneur roi sera étonné...
Page 49 - ... d'un commun consentement et avec beaucoup de prudence , que ceux qui avaient quatre fiefs devaient lever bannière et faire le service de bannerets , et que chacun serait tenu d'avoir sous sa bannière un chevalier et douze sergents. Ceux qui avaient plus de quatre fiefs, devaient entretenir deux sergents à cheval, ou un chevalier par chaque fief. Les chevaliers qui n'avaient qu'un fief, devaient servir en personne pour leur fief; c'est ce qui leur fit donner le nom de sergents de la conquête...
Page 220 - Montpellier tomberait en d'autres mains, et nous ne voudrions à aucun prix que Montpellier fût détaché du royaume d'Aragon. Et, si vous le voulez, vous pouvez nous aider en cela. — Je vous dis de nouveau, répliqua le chevalier, qu'il n'est rien de ce qui pourra être honorable et profitable à votre ville, à monseigneur le roi et à madame la reine Marie, et à leurs peuples, que je ne fasse volontiers, si cela estén mon pouvoir.
Page 219 - Étant venu une fois à Montpellier, il s'enamoura d'une noble dame de la ville, pour laquelle il faisait des courses, des joutes, des tournois et des fêtes, et il fit tant qu'il rendit sa passion publique. Les consuls et les prud'hommes de Montpellier, qui...
Page 235 - ... comme s'il était de leurs parents ; ce que ne font pas assurément les autres seigneurs, quels qu'ils soient. De plus , dans les grandes fêtes, ils invitent nombre de braves gens, et ne font pas difficulté de prendre...
Page 221 - ... religieux, et toutes les dames, chacun un cierge à la main , entrèrent dans la chambre. Le roi , qui était au lit auprès de la reine , fut très étonné , sauta sur son lit , prit son épée à la main; mais tous s'agenouillèrent, et lui dirent les larmes aux yeux : « Par grâce , sei» gneur , daignez regarder auprès de qui vous êtes

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