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Furne et cie, 1864 - Fariy tales, French - 374 pages
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Page 280 - revint à la maison. Quand sa maîtresse lui demanda pourquoi la cruche était brisée, l'esclave répondit en haussant les épaules : — Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse. Sur quoi sa patronne lui donna un petit baril de bois, et lui enjoignit d'aller aussitôt le remplir à la fontaine. La négresse courut à la source, et regardant avec amour l'image qui tremblait dans
Page 249 - et l'orgueil la poussaient en avant. Elle aperçoit une lueur dans le lointain, court, monte et trouve les douze mois assis chacun sur sa pierre, tous immobiles et silencieux. Sans leur demander pardon, elle s'approche du feu. — Que viens-tu faire ici? que veux-tu? où vas-tu? dit sèchement le vieux Janvier. — Que t'importe, vieux fou? répond
Page 249 - Tu n'as pas besoin de savoir d'où je viens, ni où je vais. Et elle s'enfonce dans le bois. Janvier fronce le sourcil et lève son bâton au-dessus de sa tête. En un clin d'œil le ciel s'obscurcit, le feu noircit, la neige tombe, le vent souffle. Zloboga ne voit plus devant
Page 239 - sous la neige? — Tais-toi, vilaine sotte, reprit la cadette; fais ce que je te dis. Si tu ne vas pas au bois, si tu ne me rapportes pas un bouquet de violettes, je te bats comme plâtre. La mère prit Dobrunka par le bras, la jeta à la porte et tira un double verrou. La pauvre fille
Page 245 - Juin, dit-il, ceci te regarde. Juin se lève à son tour, et remue le feu avec le bâton. Voici la flamme qui s'élève; la neige fond, la terre verdit, les arbres se couvrent de feuilles, les oiseaux
Page 250 - le vent souffle toujours. La mère va sans cesse de la fenêtre à la porte, de la porte à la fenêtre; les heures passent, Zloboga ne revient pas.
Page 240 - couverte d'un capuchon qui lui tombait jusqu'aux yeux. Trois de ces manteaux étaient blancs comme la neige, trois étaient verts comme l'herbe des prés, trois étaient blonds comme des gerbes mûres, trois étaient violets comme des grappes de raisin. Ces douze figures, qui regardaient le feu en silence, c'étaient les douze mois de l'année.
Page 239 - comme plâtre. La mère prit Dobrunka par le bras, la jeta à la porte et tira un double verrou. La pauvre fille alla au bois en pleurant. Tout était couvert de neige; il n'y avait pas même un sentier. Dobrunka perdit sa route,
Page 237 - on doit faire de si beaux contes à Paris. En attendant, voici mon récit. LES DOUZE MOIS II y avait une fois une paysanne qui était restée veuve avec deux enfants. L'aînée, qui n'était que la belle-fille, se nommait Dobrunka; la seconde qui était aussi méchante que sa mère, s'appelait Zloboga. La
Page 247 - Vite, Dobrunka, vite à la maison ! crie Septembre d'une voix impérieuse. La bonne fille remercie les douze mois et court joyeuse au logis. Qui fut étonnée? ce fut Zloboga, ce fut la marâtre. — Des pommes fraîches

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