Deïdamia: comédie héroïque en trois actes

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A. Lemerre, 1876 - 79 pages
 

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Page 77 - S'apprête, je mourrai tout jeune, mais ayant Fait de nombreux travaux; jusqu'à l'heure dernière Conducteur de chevaux à la blonde crinière, Ayant pris et conquis de mon bras souverain De l'argent et de l'or et des trépieds d'airain. Je mourrai comme il sied à des Rois que nous sommes, Faisant voler mon nom sur les bouches des hommes, Et n'ayant plus en moi rien à purifier; Car cette Hélène à qui je veux sacrifier La vie, avec raison tant chérie et vantée, Ce sont les Dieux, et c'est...
Page 77 - J'ai le droit de choisir entre deux destinées. Oui ! si je vais à Troie, où le deuil effrayant S'apprête, je mourrai tout jeune mais ayant Fait de nombreux travaux... Je mourrai comme il sied à des rois que nous sommes, Faisant voler mon nom sur les bouches des hommes Et n'ayant plus en moi rien à purifier ; Car cette Hélène à qui je veux sacrifier La vie avec raison tant chérie et vantée, Ce sont les dieux et c'est la patrie insultée. Et...
Page 77 - Et mon renom splendide et pur de tout affront Servira de parure éternelle à ton front; Les chanteurs, dont le cœur répugne aux choses viles, Chanteront mes combats merveilleux dans les villes ; Et quand tu passeras, la fierté sur le front Et l'orgueil dans les yeux, les laboureurs diront En promenant le soc dans la terre fertile : Voilà celle qui fut la compagne d'Achille...
Page 5 - ... dont les premiers jeux Furent de terrasser, dans les antres neigeux, Des louves, et qui fus instruit par le Centaure A faire voir mes bras tout sanglants à l'aurore ! Moi qui perçais les ours de mes flèches d'airain ! Moi qui sous le grand ciel redoutable et serein, Dans mes deux mains d'enfant...
Page 75 - Car il ne peut mourir, l'amour qui nous lia, Et tu vas avec toi garder plus que moi-même, Puisque tes yeux verront le doux Néoptolème, Cependant que j'égare au loin mes pas errants. Conserve en toi mon souffle et ma pensée...

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