De Jean-Sébastien Bach à Glenn Gould: magie des sons et spectacle de la passion

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L'Harmattan, 1997 - Music - 143 pages
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Le temps des certitudes est passé. Le temps des frontières aussi, dit-on. Et avec celui des certitudes et des frontières, le temps des paradigmes, ces invariants bien commodes qui faisaient nos outils familiers d'explication du monde. Laissons donc filer les amarres et cédons à l'appel du large. Ce livre invite à une aventure anthropologique dans le monde selon Bach. Trois œuvres de Bach pour éclairer trois thèmes de l'anthropologie. Voici tout d'abord Bach en posture d'accusé, coupable d'avoir composé un opéra pour le culte du vendredi saint. Sa Passion selon saint Matthieu et la forte réprobation que son audition suscita en 1729 à leipzig introduit ici aux thèmes croisés de l'outrage et du sacrilège : du blasphème. Puis voici le pianiste Glenn Gould au faîte de la gloire grâce à ses interprétations des Variations Golberg et grâce aux films que sut réaliser Bruno Monsaigeaon en 1974. Ou comment une mise en spectacle de l'émotion musicale par la télévision fut à l'origine de la plus glorieusse de toutes les enterprises pianistiques. C'est L'Art de la fugue, dernière œuvre de Bach, qui clôt ce triptyque. La fugue finale, inachevée, se termine par l'exposé d'un motif mystérieux : si, bémol-la-do-si, ce qui, en notation germanique se lit B-A-C-H. Un legs testamentaire ? Trois œuvres de Bach pour formuler une question commune qui prendrait ancrage dans un raisonnement anthropologique : comment nos sociétés s'y prennent-elles pour maîtriser la magie des sons et gérer nos passions musicales par le biais d'institutions spécialisées ( ecclésiastique, télévisuelle, scientifique) ?

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