Des signes et de l'art de penser considérés dans leurs rapports mutuels, Volume 1

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Chez Goujon fils ... ; Fuschs ... ; Henrichs, 1799 - Language and languages
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Page 121 - ... par leur combinaison, présenter avec les idées une foule d'analogies qui ne sont point frappantes au premier abord , mais qui seront facilement senties et avidement saisies dans les sociétés où l'on attachera beaucoup d'intérêt à pouvoir dire beaucoup , dans le moins de tems et avec le moins de peine qu'il sera possible. Le langage analogue de la parole s'étendra , s'enrichira chaque jour davantage ; on en formera un système , et les langues prendront naissance.
Page xxvii - Dans celles qui fournissent un aliment éternel aux disputes, le partage des opinions n'est-il pas un effet nécessaire de l'inexactitude des signes? 5°. Y at-il quelque moyen de corriger les signes mal faits, et de rendre toutes les sciences également susceptibles de démonstration?
Page xxvii - L'art de penser serait-il parfait si l'art des signes était porté à sa perfection ? 3° Dans les sciences où la vérité est reçue sans contestation, n'est-ce pas à la perfection des signes qu'on en est redevable ? 4° Dans celles qui fournissent un aliment éternel aux disputes, le partage des...
Page xviii - Tl est si commode et si beau de tout expliquer par une solution commune , et de n'avoir besoin que de connoître un seul fait pour tout savoir , ou du moins...
Page 124 - Mais en cessant d'appartenir immédiatement aux idées, les signes de l'écriture dûrent perdre aussi presque tous leurs rapports avec elles ; ils participèrent à tout ce qu'il y eut d'arbitraire dans la parole, et y joignirent l'arbitraire qui leur étoit propre. L'institution des signes exigea de longues années ; la formation des langues demanda des siècles. Que de réflexions , que de conventions n'at-il pas fallu pour mettre en vigueur une langue telle , par exemple , que la langue Grecque...
Page 61 - Ici je commencerai à faire usage du mot signe. Je donnerai ce nom à toute sensaO sation qui excite en nous une idée, en vertu de la liaison qui règne entre elles. Qu'on y prenne garde, ce n'est pas à la sensation en elle-même que ce nom est donné , elle ne le prend que par rapport à la fonction qu'elle exerce. Ainsi, je dirai que l'odeur d'une rose, par exemple , est le signe des idées de couleur et de forme qu'elle excite. La vue de l'éclair sera le signe de l'idée du tonnerre. La vue...
Page xxv - Dans la première , analyste des faits , je ferai l'histoire de ce que nous avons été , je présenterai le tableau de ce que nous sommes , j'examinerai comment notre esprit s'est aidé des signes , en quoi ils ont influé, ou sur les progrès, ou sur les défauts de nos connoissanccs.

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