Doctrine du réel: catéchisme à l'usage des gens qui ne se paient pas de mots

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C. Reinwald, 1889 - Positivism - 191 pages
 

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Page 15 - ... en raison directe des masses et en raison inverse du carré des distances est la double condition suivant laquelle s'ordonne de luimême le monde des mouvements astronomiques.
Page 171 - Le bonheur, dépendant du sentiment, est chose éminemment relative, variable d'un individu à un autre. Cependant, si l'on admet, comme on l'a cru généralement dans tous les temps, qu'il consiste dans la satisfaction des désirs, nul plus que l'homme soumis à la conception positive du monde n'a de chances d'être heureux. Connaissant les limites qui l'enserrent, il s'habitue à ne désirer que ce qu'il peut atteindre; la modération lui épargne la satiété, les déceptions et les découragements....
Page 26 - ... lois qui régissent les phénomènes chimiques ? R. _ La loi des proportions multiples, en vertu de laquelle, si deux éléments s'unissent en plusieurs proportions, le poids de l'un d'eux demeurant constant, les poids de l'autre qui concourent à former les divers composés sont des multiples simples les uns des autres; et la loi des équivalents chimiques, d'après laquelle les rapports des poids, suivant lesquels deux corps simples s'unissent entre eux, sont les mêmes que les rapports suivant...
Page 146 - De nos jours, la croyance aux dieux tombe en raines; un grand nombre d'esprits ont perdu de vue cet antique phare; beaucoup errent sans direction, plusieurs ont retrouvé un guide dans la conception positive du monde. Si la nouvelle direction spirituelle, restreinte quant à son action, ne remplit pas encore l'office de l'ancienne, l'activité guerrière s'épuise, malgré les efforts de quelques individus intéressés à la ranimer, et cède la place aux pacifiques travaux de l'industrie. La production,...
Page 160 - ... et égalisant pour tous les moyens de développement matériel, intellectuel et moral. Enfin, la solidarité qui unit les générations disparues aux générations présentes, la contemplation de l'œuvre laborieusement poursuivie par nos devanciers et continuée par nos contemporains, remplissant le cœur d'une profonde reconnaissance, suscitent en nous une pieuse sollicitude pour la postérité, et nous inspirent un sentiment qui s'élève à la hauteur d'une religion, en nous découvrant un...
Page 97 - En cette croyance que le monde est régi par des lots, ce mot étant pris dans le sens scientifique. (Voir la définition de la Loi, chap. I, de la Méthode.) D. _ Comment l'homme» at-il été amené à la conception positive ? R. _ En constatant que dans tous les phénomènes d'ordres divers que présente le monde, il ya des rapports constants, invariables entre les éléments qui concourent à leur production, autrement dit, des conditions fixes d'existence; c'est la connaissance de ces conditions...
Page 26 - Wollaston ne tardèrent pas à mettre hors de doute la loi des proportions définies et à en préciser le caractère en la rattachant à une autre loi, celle des proportions multiples. En vertu de cette dernière loi, si deux éléments s'unissent en plusieurs proportions, le poids de l'un d'eux demeurant constant, les poids de l'autre qui concourent à former les divers composés sont des multiples simples les uns des autres. A ces deux lois...
Page 129 - L'évolution sociologique a pour effet d'améliorer les facultés intellectuelles, esthétiques et morales des individus qui se succèdent par descendance, au sein d'une même société ; cette amélioration s'opère, il est vrai, grâce à l'exercice et à l'hérédité, propriétés d'ordre biologique , qui servent le développement , mais qui ne peuvent le produire . D. — En quoi consiste le progrès?
Page 175 - Dans un esprit aussi solide, les convictions politiques ne pou« valent être que la conséquence des opinions philosophiques. (I) Dei rapports de {'instruction et de l'éducation, p. 37. « Charles Robin avait vu clairement que le seul fondement d'une < politique stable et féconde est la connaissance des lois naturelles « qui régissent les phénomènes sociaux, lois qui permettront, par « les côtés où elles donnent prise à l'action de l'homme, d'opérer < des modifications utiles et bienfaisantes...

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