Écrits philosophiques et morceaux propres a donner une idée générale de son système

Front Cover
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Selected pages

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 331 - ... proprement un tribut payé à la nature. La troisième période de l'histoire est celle où ce qui , dans les périodes précédentes , apparaissait comme destin ou comme nature , se développera et se manifestera comme providence; de sorte que ce qui paraissait l'œuvre du destin ou de la nature était déjà le commencement d'une providence qui se révélait imparfaitement. Quand cette période commencera-t-elle?
Page 241 - En effet, ce qui ne renfermerait en soi aucune raison ne pourrait être un objet de la raison, ni ce qui serait dépourvu de connaissance être connu. La science par laquelle agit la nature, sans doute, ne' ressemble nullement à celle de l'homme, qui a la conscience réfléchie d'elle-même. Dans la nature l'idée n'est pas différente de l'action ni le but de l'exécution. Aussi la matière brute tend aveuglément à une forme régulière, et prend, sans le savoir, des formes purement siéréométriques,...
Page 251 - Winckelmann compare la beauté à l'eau qui, puisée à sa source, est regardée comme d'autant plus salutaire qu'elle a moins de goût. Il est vrai que la plus haute beauté est sans caractère ; mais elle l'est dans le même sens que nous disons de l'univers qu'il n'a aucune mesure déterminée , ni longueur , ni largeur, ni profondeur, parce qu'il renferme toutes les dimensions dans une égale infinité; elle l'est dans ce sens que l'art de la nature créatrice est sans forme, parce qu'elle-même...
Page 353 - Il a été longuement démontré , dans ce qui précède , que la notion de l'histoire implique celle d'une progressivité infinie Mais on ne peut en tirer immédiatement aucun argument en faveur de la perfectibilité infinie de l'espèce humaine, puisque ceux qui la nient pourraient soutenir, avec autant de raison , que l'homme n'a pas plus d'histoire que la bête , et qu'il est éternellement dans le même cercle d'actions, où il se meut sans cesse comme Ixion...
Page 329 - Nous pouvons admettre trois périodes dans cette manifestation (de Dieu) , et par conséquent aussi trois périodes dans l'histoire. Le principe de cette division nous est fourni par les deux opposés, le destin et la providence, entre lesquels se trouve la nature qui est la transition de l'un à l'autre. La première période est celle où domine encore le destin, où, comme force entièrement aveugle, il jette, froidement et sans conscience, la perturbation dans ce qu'il ya de plus grand et de...
Page 246 - ... qu'elle n'a qu'un moment de la pleine existence. Dans ce moment elle est ce qu'elle est dans toute l'éternité. En dehors de lui elle ne fait que devenir et disparaître. L'art, en tant qu'il représente un être dans ce moment, l'enlève au temps ; il le laisse apparaître dans son excellence pure...
Page 247 - L'art qui voudrait représenter l'écorce vide, ou le simple contour extérieur des objets individuels , serait mort et d'une rudesse insupportable. Sans doute, ce n'est pas l'individu que nous voulons voir , c'est quelque chose de plus , son idée vivante. Mais lorsque l'artiste reconnaît en lui le regard et l'essence de l'idée créatrice et les fait ressortir , il façonne l'individu de manière à en faire un monde en soi, une espèce, un type éternel. Aussi celui qui a saisi l'essence ne doit...
Page 331 - Nature dont le développement complet doit faire naître l'union universelle des peuples, l'Etat universel. Tous les événements qui ont eu lieu dans cette période ne doivent donc être considérés que comme des résultats de la Nature; de sorte que la chute de l'empire romain n'a ni un côté tragique ni un côté moral, mais, conformément aux lois naturelles, devait être nécessairement et est proprement un tribut payé à la Nature. La troisième période de l'histoire est celle où ce qui,...

Bibliographic information