Essai sur l'origine de l'écriture: sur son introduction dans la Grèce et son usage jusq'au temps d'Homère, c'est-à-dire jusqu'à l'an 1000 avant notre ère

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Chez H. Fournier Jeune, Libraire, Rue de Seine, No 29; et chez l'auteur, Rue de la Rochefoucauld, no. 12, 1832 - Writing - 306 pages
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Page 85 - Aussitôt qu'un homme commence à attacher des idées à des signes qu'il a lui-même choisis, on voit se former en lui la mémoire. Celle-ci acquise, il commence à disposer par lui-même de son imagination et à lui donner un nouvel exercice ; car par le secours des signes, qu'il peut rappeler à son gré, il réveille, ou du moins il peut réveiller souvent les idées qui y sont liées.
Page 18 - Français aujourd'hui, la nation est une par rapport au gouvernement, il ne peut y avoir dans sa manière de parler qu'un usage légitime , celui de la cour et des gens de lettres , à qui elle doit des encouragements.
Page 85 - ... grand nombre de moyens pour l'exercer. Voilà où l'on commence à apercevoir la supériorité de notre âme sur celle des bêtes; car, d'un côté, il est constant qu'il ne dépend point d'elles d'attacher leurs idées à des signes arbitraires ; et de l'autre, il paraît certain que cette impuissance ne vient pas uniquement de l'organisation.
Page 27 - Tant que les enfans dont je viens de parler ont vécu séparément, l'exercice des opérations de leur âme a été borné à celui de la perception et de la conscience, qui ne cesse point quand on est éveillé ; à celui de l'attention , qui avait lieu toutes les fois...
Page 18 - ... universelles et les plus communes à tous les hommes, le nom de langue exprime parfaitement cette idée générale. Mais si l'on prétend encore envisager les vues particulières à cette nation , et les tours réguliers qu'elles occasionent nécessairement dans son élection, ART.
Page 18 - ... c'est un patois, abandonné à la populace des provinces; et chaque province a le sien.
Page 20 - Ils les conservèrent encore quand la république romaine donnait dans le plus grand luxe; parce que le caractère d'une langue, surtout s'il est fixé par des écrivains célèbres, ne change pas aussi facilement que les mœurs d'un peuple. Chez nous les dispositions d'esprit ont été toutes différentes de celles qui existaient à l'établissement de notre monarchie.
Page 75 - Je distingue trois sortes de signes : i° les signes accidentels , ou les objets que quelques circonstances particulières ont liés avec quelquesunes de nos idées , en sorte qu'ils sont propres à les réveiller ; 2° les signes naturels , ou les cris que la nature a établis pour les sentimens de joie , de crainte, de douleur, etc.; 3° les signes d'institution , ou ceux que nous avons nous-mêmes choisis, et qui n'ont qu'un rapport [arbitraire avec nos idées.
Page 150 - Et c'est d'eux que nous vient cet art ingénieux De peindre la parole et de parler aux yeux; Et, par les traits divers de figures tracées, Donner de la couleur et du corps aux pensées i.
Page 84 - Tant que l'imagination , la contemplation et la mémoire n'ont point d'exercice , ou que les deux premières n'en ont qu'un dont on n'est pas maître, on ne peut disposer soi-même de son attention. En effet, comment en disposerait-On, puisque l'âme n'a point encore d'opération à son pouvoir?

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