Fables inédites de Mr. P.L. Ginguené ...: servant de supplément à son recueil, publié en 1810 ; et suivies de quelques autres poésies du même auteur

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L.G. Michaud, 1814 - Fables, French - 306 pages
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Page 60 - Vous à qui la vertu guerrière Transmit un éclat immortel, Gardez ces nobles privilèges ; Mais quittez des droits sacrilèges Nés sous des règnes oppresseurs. A ce peuple qui vous contemple Donnez un magnanime exemple; Méritez enfin vos honneurs ! Laissez la noblesse vénale, Fille récente de Plutus, Défendre cet or, qu'elle étale Au lieu de gloire et de vertus. Mais vous, favoris de la gloire, Mais vous, enfants de la victoire, De cet or détournez les yeux. C'est par le fer, par la vaillance,...
Page 15 - Recueillez-vous, ma sœur, le guichet va s'ouvrir. Commençons. A l'orgueil vous êtes-vous livrée ? Moi, je le crois : quand on a vos attraits, De tous les cœurs quand on est adorée. De cet encens qui brûle et ne s'éteint jamais Sur les autels dont on est entourée Pourrait-on quelquefois n'être pas enivrée? Tout vous conduit vers ce piège trompeur : Et le miroir qui...
Page 16 - L'humilité ne sied qu'à la laideur. Poursuivons. Êtes-vous encline à I'AVARICE ? Vous rougissez ! Vous avez bien raison : C'est, ma Sœur, un fort vilain vice, tin vice pour lequel il n'est point de pardon. Inutile dépositaire De tous les trésors de l'Amour, N'en doutez pas , vous répondrez un jour Du bien que vous auriez pu faire. Rassurez-vous pourtant; non , il n'est point...
Page 18 - En appas, en talents, vous n'avez point d'égales : D'un sentiment si bas peut-on vous soupçonner? Il n'est fait que pour vos rivales. Il est un péché moins affreux, Auquel, je l'avoûrai, je vous crois fort sujette, Péché que plus d'une fillette, Entre deux draps commet souvent seulette... Ne baissez point vos deux grands yeux : Que rien n'alarme ici votre délicatesse : Ce péché-là, Zulmé, ce n'est que la PARESSE. Ne cherchez point à vous en corriger ; Et de l'Amour si le souffle léger,...
Page 69 - Sage. Ses jours coulent , comme un ruisseau Qui, par des routes vagabondes, Porte nonchalamment ses ondes Au lieu marqué pour son tombeau. Saint-Maur, dans tes vertes Prairies , Ainsi vont s'égarer mes jours , Ainsi j'en charmerai le cours Par d'innocentes rêveries. Et dans l'instant trop redouté. Dernier bienfait de la Nature, J'irai me perdre sans murmure Dans les flots de l'Eternité*.
Page 50 - Or, mes amis, savez-vous à quel titre Telle patente il a pu mériter? Ses vers, qu'ici nul ne veut écouter, Ont à Moscou charmé plus d'une oreille ; Chacun y dit : Ma foi, sans le flatter, Ce Français-là parle russe à merveille ! 1774.
Page 107 - ... maintien cavalier, Abordait chaque belle en style minaudier, Et, tout fier d'un encens brûlé pour nos actrices, Infectait l'Hélicon du parfum des coulisses. Ce fut à qui suivrait ce bon ton prétendu : En écrivant, chacun trembla d'être entendu; Nos rimeurs à l'envi parlaient en logogriphes, Nos Saphos se pâmaient à ces hiéroglyphes, Nos plats journaux disaient : C'est le ton de la Cour!
Page 64 - Dieux ! quelles. fureurs vous animent ! O des tyrans qui vous oppriment Instruments aveugles et sourds ! Flots mouvants, qu'agite et qu'entraîne Le souffle lointain de la haine Et le vent orageux des cours. Qu'au nom d'un bienfaiteur suprême Se taise l'intérêt jaloux ! Autour de ce roi qui vous aime, Heureux Français, rassemblez-vous; Depuis les rives fortunées Qui des Alpes aux Pyrénées Dominent sur les flots amers, Jusques aux bords où ma patrie1 Se joint à l'antique Neustrie, Pour commander...
Page 63 - D'un joug honteux débarrassée, Des cieux atteigne la hauteur. Au fond de sa coupable enceinte, Un tyran que poursuit la crainte Fuit une importune clarté ; Louis invoque la lumière, II ouvre une avide paupière Aux rayons de la vérité. Odieuse et funeste armée, Du fisc affreuse légion, Dont l'ardeur, de gain affamée, A dévoré la nation ! Qu'un tribut équitable, unique, Garant de la dette publique, En de purs canaux soit versé ! Disparaissez...
Page 57 - Pierre-Louis Ginguené, célèbre publiciste français (1748-1816), auteur de cette ode, s'était fait connaître avant . la Révolution par une collaboration active à divers journaux dans lesquels il soutenait...

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