Festons et astragales: Melaenis. Dernières chansons

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A. Lemerre, 1880 - 427 pages
 

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Popular passages

Page 36 - Tu n'as jamais été, dans tes jours les plus rares, Qu'un banal instrument sous mon archet vainqueur, Et comme un air qui sonne au bois creux des guitares, J'ai fait chanter mon rêve au vide de ton cœur.
Page 295 - Dans la portraiture, il n'est pas question si un visage est beau, mais s'il ressemble ; et dans la poésie, il ne faut pas considérer si les mœurs sont vertueuses, mais si elles sont pareilles à celles de la personne qu'elle introduit.
Page 275 - On simplifierait peut-être la critique si, avant d'énoncer un jugement, on déclarait ses goûts ; car toute œuvre d'art enferme une chose particulière tenant à la personne de l'artiste et qui fait, indépendamment de l'exécution, que nous sommes séduits ou irrités. Aussi notre admiration n'est-elle complète que pour les ouvrages satisfaisant à la fois notre tempérament et notre esprit.
Page 297 - Il s'enivrait du rythme des vers et de la cadence de la prose qui doit, comme eux, pouvoir être lue tout haut. Les phrases mal écrites ne résistent pas à cette épreuve; elles oppressent la poitrine, gênent les battements du cœur, et se trouvent ainsi en dehors des conditions de la vie.
Page 307 - Tu connaîtras aussi, ployé sous l'anathème, La désaffection des peuples et des rois, Si pauvre et si perdu que tu n'auras plus même, Pour t'y coucher en paix, la largeur de ta croix ! Ton dernier temple, ô Christ, est froid comme une tombe ; Ta porte n'ouvre plus sur le vaste avenir, Voilà que le jour baisse et qu'on entend venuLe vieux prêtre courbé, qui porte une colombe I Dernière Nuit.
Page 147 - Paulus, tournure pareille à cette autre : De tous les débauchés de la ville du monde Où le libertinage est à meilleur marché, De la plus vieille en vice et de la plus féconde, Je veux dire Paris, le plus grand débauché C'était Jacques Rolla...
Page 295 - L'art, at-il écrit, ayant sa propre raison en lui-même, ne doit pas être considéré comme un moyen. Malgré tout le génie que l'on mettra dans le développement de telle fable prise pour exemple, une autre fable pourra servir de preuve contraire, car les dénouements ne sont pas des conclusions. D'un cas particulier il ne faut rien induire de général, et les gens qui se croient par là progressifs vont à rencontre de la science moderne, laquelle exige qu'on amasse beaucoup de faits avant...
Page 46 - Aux bruits lointains ouvrant l'oreille, Jalouse encor du ciel d'azur, La momie, en tremblant, s'éveille Au fond de l'hypogée obscur. Elle soulève sa poitrine Et sent couler de son œil mort Des larmes noires de résine Sur son visage fardé d'or...
Page 290 - la plus difficile peut-être, qu'ait tentée un poète » ! j'ajoute: le seul poème scientifique de toute la littérature française qui soit cependant de la poésie. Les stances à la fin sur l'homme futur montrent de quelle façon il comprenait les plus transcendantes utopies; — et sa Colombe restera peut-être comme la profession de foi historique du XIXe siècle en matière religieuse.
Page 414 - Qu'importé ton sein maigre, ô mon objet aimé ! On est plus près du cœur quand la poitrine est plate ; Et je vois comme un merle en sa cage enfermé, L'amour entre tes os, rêvant sur une patte ? Deux jeunes messieurs, plus jeunes que le premier, sont également enfermés en des redingotes sacerdotales.

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